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| Périodique
Electronique |
| Autorisation
du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02 |
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| ISSN
1721-9809 |
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| Directeur
Editorial: |
| Orazio
Maria Valastro (Sociologue) |
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www.analisiqualitativa.com
Observatoire Processus Communication
© 2002
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| Revue
Electronique en Science
Humaines et Sociales
Spécialisée en Approches et Méthodes Qualitatives |
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| LE CORPS COMME ÉTALON
DE MESURE
Rubrique Thématique Sous la Direction de Jérôme Dubois
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[ ÉDITORIAL
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| De l’importance
du corps humain pour prendre la mesure du social
Le corps humain comme étalon
de mesure a participé et participe encore de la construction
de la réalité sociale. Certaines parties du corps servent
depuis des millénaires à quantifier et qualifier le monde
qui nous entoure, y compris les humains entre eux. Par exemple,
le pied a été le premier moyen de quantifier les terres pour
les partager; tandis que le jet d’une chaussure sur un être
humain qualifie encore la pire insulte en Irak. Aujourd’hui,
la mesure du corps s’est affinée et la biométrie part du fait
que tous les êtres humains possèdent une empreinte génétique
différente, qui permet de les différencier les uns des autres
à partir de leur corps et ainsi de les identifier, voire de
les sélectionner. Certaines parties du corps ont en effet
une qualité biométrique: si le nez n’a pas cette qualité,
les oreilles, les lèvres, l’iris par exemple, possèdent cette
qualité que les empreintes digitales ont révélée depuis plus
d’un siècle en ouvrant la voie à la police scientifique. |
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Jérôme Dubois
Article
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[ ARTICLES
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| Le corps à corps
du maréchal-ferrant comme mesure de sa nouvelle pratique
La renaissance du métier de maréchal-ferrant
depuis les années 1980 s’est opérée au prix d’une reconstruction
professionnelle des postures corporelles et pratiques mentales
de l’artisan. Actuellement itinérant, assujetti aux contraintes
de rentabilité, il assume seul la contention de l’animal.
Autrefois à son côté, il se trouve actuellement positionné
«sous le cheval», le porte et le supporte. Usant de son corps
comme d’un instrument, le maréchal met alors en place de multiples
techniques corporelles pour ajuster ses actions aux comportements
de la bête, pour lui faire sentir sa domination et mieux contrôler
l’animal dans l’accomplissement de son difficile travail de
ferrage. Cette contribution se propose d’explorer les pratiques
corporelles, les transactions dans lesquelles il entre avec
l’animal, ainsi que son rapport à sa souffrance et son plaisir,
mettant en lumière la construction d’une nouvelle corporéité
professionnelle. |
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Monique Dolbeau
Article
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| Expressions de
la doublure corps / terre dans l’imaginaire politique autochtone
contemporain au Canada
Ce texte vise à présenter, de
manière exploratoire, un aspect particulier d’une recherche
en cours qui porte sur l’imaginaire politique autochtone contemporain
au Canada. On y trouvera un portrait impressionniste d’un
axe de la production symbolique autochtone contemporaine,
axe qui s’est graduellement constitué dans la recherche en
cours comme une hypothèse de lecture. Cette hypothèse est
à l’effet que l’imaginaire politique autochtone contemporain
apparaît comme étant organisé autour d’une constellation d’images/symboles
dont la dominante est la référence au corps. Plus précisément,
cette dominante semble être structurée par une doublure schématique,
sans cesse reconduite dans cet imaginaire, entre le corps
et la terre. Cette doublure corps/terre semble manifester
dans ce cas précis une notion implicite selon laquelle le
corps est un espace à géométrie variable - le corps est, comme
je veux l’appeler, un «corps-territoire». |
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Dalie Giroux
Article
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| Le corps en œuvre:
stratégies esthétiques et politiques de la représentation
La période 1960-1980 constitue
pour les arts plastiques un tournant décisif dans l’évolution
de la représentation du corps. Avec les premiers happenings
dès 1950, puis surtout avec les performances, dont le nombre
n’aura de cesse d’augmenter jusqu’à la fin des années 1980,
des genres nouveaux émergent, qui lui sont entièrement consacrés.
Et le phénomène déborde les pratiques par définition liées
à la physicalité: la vidéo, ainsi que les médiums plus traditionnels
comme la photographie, la sculpture, et la peinture témoignent
eux aussi d’une présence singulièrement incarnée dès 1960.
La corporéité y est exposée, déployée, disloquée dans toute
sa complexité, devenant le territoire d’expression d’un référentiel
aussi multiple que les artistes sont nombreux - à tel point
qu’il semble presque vain de questionner ses enjeux. Ce contexte
est aussi celui au sein duquel lequel les artistes femmes
commencent à affirmer leur statut, affichant une visibilité
croissante; en performance notamment, les proportions semblent
d’un équilibre inédit entre les femmes et les hommes. |
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Clélia Barbut
Article
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| L’oeuvre artistique
d’Alex Fleming: illustration du corps comme espace de production
de significations culturelles et politiques
Nombre d’artistes s’occupent
du corps en tant que dispositif de production de significations
sociales (le corps habillé, docile, masculin, féminin, citoyen,
étranger, esthétisé, sain, malade, monstrueux, etc.). Le plasticien
brésilien Alex Flemming se situe dans ce courant. Son travail
se caractérise par une profusion d’installations, sculptures
et photographies où le corps devient le médium de la problématisation
du politique, de la mémoire collective et de l’identité dans
la culture occidentale contemporaine. Cet article se propose
d’analyser comment, chez l’artiste, le corps est construit
en tant qu’élément d’analyse de phénomènes tels que la «dépersonnalisation»
de l’individu, la production des identités culturelles et
de la violence dans les conflits internationaux. Il s’intéressera
particulièrement à montrer comment le corps pourrait aujourd’hui
mettre en évidence les dimensions «subjectives» de tels phénomènes
ainsi que les relations de pouvoir «moins visibles» qu’elles
impliquent. |
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Fernando do Nascimento Gonçalves
Carlos Romário Tavares Domingos
Tainá Del Negri
Article
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| Le corps de la
vieillesse dans la publicité et le marketing
Étudier l’impact des médias sur
la vie implique d’étudier comment les représentations s’y
diffusent. En voici un exemple particulier puisqu’il implique
une représentation d’ordinaire cachée de l’exposition médiatique.
La personne âgée, en effet, ne présente pas un corps envié,
propice au rêve et à la marchandisation. Comme le principal
procédé publicitaire repose sur l’identification et que, en
même temps, l’identification à une personne âgée n’est pas
enviable, comment faire pour susciter la consommation de produits
ciblés pour la vieillesse sans utiliser le «corps vieux»?
Pour répondre à cette question, il faut déjà séparer les deux
catégories de la vieillesse: celle des seniors qui offre un
marché potentiellement important et celle de la «vieillesse
ingrate» qui n’intéresse pratiquement pas l’offre de consommation.
Ensuite, il faut dégager des quelques publicités, montrant
des personnes âgées, des cibles et des procédés ; en effet,
l’emploi d’un «corps vieux» n’a pas nécessairement pour objectif
de s’adresser à des personnes âgées; dans le cas contraire,
de multiples procédés sont utilisés qui, pour la plupart,
cherchent à éluder le «corps» pour, malgré tout, favoriser
l’identification. |
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Patrick Legros
Article
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| La mesure des performances
corporelles extraordinaires dans les métiers du sport, du
luxe et de l’art
La mesure des performances est
aujourd’hui omniprésente dans les sports. Cette quantification
corporelle n’étonne plus outre mesure. Elle est devenue sociologique.
Les affaires de dopage ne fragilisent pas cette tendance.
Les performances sportives de l’élite mondiale sont devenues
très éloignées de ce que le commun des mortels peut envisager.
Elles sont incroyables et pourtant réelles. Parfois, une fraction
de seconde seulement sépare le bonheur de la victoire de la
désillusion d’une défaite. En dehors des arènes sportives,
d’autres performances sont réalisées. C’est le cas par exemple
des équilibristes, des «nez» dans de nombreux secteurs (viniculture,
cosmétique, etc.), des contorsionnistes, des imitateurs, etc.
A travers 21 entretiens, nous esquissons l’étendue des performances
réalisées, donc leurs mesures multiples. Comment ces performances,
le plus souvent chiffrées (en nombre de fragrances testées
par jour, en minutes d’équilibre maintenu sur un rouleau,
etc.), sont-elles vécues? Les exercices et les excès corporels
sont devenus leur quotidien, la mesure, leur étalon… qu’ils
tentent de maintenir ou de varier avec l’âge, à mesure que
leurs capacités déclinent. |
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Stéphane Héas
Article
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| Les masques de
la masculinité dans le recours à la chirurgie esthétique
Depuis la fin des années 1990,
un nombre croissant de Canadiens ont recours à la chirurgie
esthétique comme véritable projet corporel. Un problème sociologique
central émerge de ce recours massif. Pourquoi une pratique
traditionnellement féminine devient-elle une pratique hautement
signifiante pour ces Canadiens? La chirurgie plastique comme
pratique culturelle équivaut à une mesure physique de l’évolution
des pouvoirs entre les genres dans des pays comme le Canada.
En outre, elle sert d’indicateur corporel de la manière dont
les hommes vivent la crise actuelle de la masculinité. A la
suite de Douglas (1970) ou Sontag (1991), le bouleversement
normatif des corps, leurs modifications et leurs représentations
publiques sont, en effet, des mesures corporelles des changements
des relations de pouvoir entre hommes et femmes. Ces évolutions
au Canada déstabilisent réellement les modèles de masculinité
hégémonique, et sont directement observables à travers les
modifications à même la peau de ces hommes. Ces recours chirurgicaux
permettent de révéler les doutes, l’anxiété et l’anomie qui
parsèment les cultures contemporaines. Ils redéfinissent les
formes de ce travail corporel traditionnellement féminin.
Il s’agit donc d’analyser comment les corps masculins modifiés
par la chirurgie constituent une mesure aiguë du genre et
un révélateur d’identités dans les sociétés comme le Canada. |
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Michael Atkinson
Article
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| Le modèle du corps
en danse classique comme prescription mathématique
Nous proposons d'examiner les
différentes dimensions singulières du modèle du corps comme
prescription mathématique dans l'enseignement de la danse
classique ainsi que dans le domaine de création chorégraphique.
Après une perspective socio-historique, nous avons choisi
le cas particulier du travail du chorégraphe américain William
Forsythe, reconnu pour son apport dans le renouvellement des
codes esthétiques classique. En effet, dans le domaine de
la danse, le modèle du corps comme prescription mathématique
est indispensable dans l'acquisition de coordinations spécialisées.
Ce modèle géométrique et harmonieux est souvent inscrit dans
une opposition technique (qui s'acquiert par l'effort) à une
sensibilité artistique (qui a toujours été là). Questionner
le modèle du corps comme prescription mathématique dans le
domaine de la danse, c'est mener une critique de son économie
de production, de sa politique intérieure (du gouvernement
de son propre corps à celui des spectateurs), de ses conditions
d'exposition et de réception, de ses processus de création,
et plus encore de la formation de ses artistes. Aussi, la
question qui a conduit notre recherche est celle du modèle
du corps en danse classique, plus précisément la survalorisation
de la prescription mathématique dans un esprit de perfectionnement. |
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Biliana Vassileva Fouilhoux
Article
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| Le corps dansant
à l’épreuve de la sociologie
Corps matière, corps outil, corps
objet ou sujet, le corps dansant est imbriqué dans des problématiques
identitaires variées, elles-mêmes intriquées dans l’espace
social. Il peut être appréhendé comme le révélateur d’une
problématique sociétale particulière: «Ce corps [dansant]
apparaît comme une empreinte et une mémoire du vécu personnel,
mais aussi du vécu social, intégrant les diverses contraintes,
normes et valeurs socioculturelles de notre société». Comme
le rappellent P. Duret et P. Roussel à propos des corps des
culturistes et des anorexiques, les corps «définis comme des
outils privilégiés du travail sur soi […] soulèvent et tout
à la fois répondent à un ensemble de questions identitaires»,
dont ils distinguent trois récurrences: «celle de la continuité
ou de la rupture de la construction de soi», «celle des moyens
mobilisables pour affirmer une identité menacée» et «celle
aussi de la montée en singularité». La dimension identitaire
du corps est ici pensée à l’échelle individuelle, interrogeant
des invariants du travail du corps en tant qu’expression d’une
identité propre à chacun. Si le travail chorégraphique est
interrogé non pas pour et par les motivations personnelles
de ceux qui le pratiquent mais par et pour sa dimension sociale
et son inscription dans l’Institution, alors le corps dansant
devient un outil probant d’analyse sociale. |
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Pauline Vessely
Article
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| Des monts et des
mondes: ce que le corps des marcheurs solitaires fait à la
sociologie
En faisant de l’expérience de
la marche solitaire un détour permettant d’éclairer les racines
sensibles et la dimension corporelle du vivre-ensemble que
la culture moderne refoule et rend inopérantes, l’enjeu de
notre propos est le suivant: caractériser la manière dont
l’expérience sensible participe à la formation de «collectifs».
Les marcheurs solitaires, par leur désir de fuite (récréation
sociale), recomposent dans l’environnement de la marche tout
un tissu de relations aux «êtres» et aux «choses» qu’ils croisent
et avec lesquels ils se sentent liés (re-création sociale).
C’est à l’examen de ce lien, entre fantasme et réalité, que
nous nous livrerons: au-delà de la récréation sociale ce serait
bien la joie du corps, d’une part celle de se redécouvrir
un corps plein de vitalité à partir duquel sentir pleinement
le monde, et de l’autre celle de se vivre comme «articulé»
à une multitude d’«autres», qui constituerait le fondement
de l’expérience solitaire de la marche. Les marcheurs se vivent
comme de simples composantes d’un ensemble plus vaste au sein
duquel aucune discrimination véritable n’est établie entre
humains et non-humains. Pour qu’il y ait société, il faut
qu’il y ait du (des) corps, il faut également des passions,
de l’affect. A tenir compte d’une assemblée élargie de tels
«corps» (humains, vivants, matériels, naturels…), se forment
sous les yeux du marcheurs et du sociologue, avec évidence,
de nouveaux collectifs «hybrides» où le naturel et le culturel
s’indéterminent l’un l’autre pour se fondre et se rendre tolérant
l’un à l’autre. |
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Jérémy Damian
Article
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| Marins, terriens
et touristes sur la côte d’Albâtre: «renoncer, moi? jamais!»
L’objectif de cet article est
de montrer et de questionner la territorialisation de la Côte
d’Albâtre à partir des expériences corporelles qui s’y déploient.
Ce littoral, à première vue peu propice au développement des
loisirs, sert pourtant de «terrain de jeu» à quelques pratiquants
d’activités de nature. Nous cherchons à mieux comprendre dans
quelle mesure les activités de nature participent de la production
d’usages et d’images constitutifs de médiation(s) territoriale(s)
et d’identité maritime spécifique à la Haute-Normandie et
dans le même temps distincte de celle des non pratiquants. |
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Barbara Evrard
Michel Bussi
Damien Femenias
Article
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| Le corps, instrument
de connaissance du monde: la connaissance des Anciens Toltèques
Cet article traite le corps comme
instrument de la connaissance de l’univers. Le corps s’étend
vers des contrées infinies, se prolonge, atteint d’autres
règnes, cherche l’unité absolue de ce qu’on appelle l’intention.
L’intention est le mot clé pour les Anciens Toltèques, réunissant
sous ce mot le visible et l’invisible, la volonté de la Nature
et celle de l’univers. Le corps n’est qu’un instrument et
pour arriver à le parfaire devons chercher la totalité de
nous-mêmes, réussir la communication de deux côtés, droit
et gauche, aller à la quête d’autres expériences, inimaginables.
Les conditions nécessaires sont d’avoir un corps puissant
et d’emmagasiner de l’énergie. Tout l’enseignement des sorciers
est fondé dans un vrai changement de conception du monde et
de la perception de ce monde. L’objectif final est celui de
pouvoir choisir sa propre mort ; la vraie, la seule, l’unique
liberté de l’homme. |
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Mabel Franzone
Article
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| Homo acrobaticus
et corps des extrémités
Qui dit «Acrobate», voit souvent
un héros ou un champion qui «en impose» par ses tours spectaculaires.
Des spectateurs distants s’avouent sidérés et impressionnés
par les exploits des «casse-cou» et les envolées du corps
en tous sens: à travers une telle représentation, c’est un
cliché nostalgique de l’homo acrobaticus réduit, de façon
sommaire à un hercule aux «gros bras», à un «Monsieur muscle»
de cirque ou à un athlète spectaculaire qui enchaîne des figures
extrêmes, porté par une «passion du risque», du «dépassement
de soi»… Les discours boursouflés de la prouesse et de la
performance, leur jargon bien rôdé et reconnu, empêchent presque
d’aborder la question autrement. Or, triste est la théorie
qui ignore les plaisirs sensuels du corps, car «ils forment
une large part de ce qui donne une valeur à la vie [et] peuvent
être cultivés pour rendre la vie plus riche. […] Et si nous
pouvons émanciper et transformer le moi à travers un nouveau
langage, nous pouvons aussi le libérer et le transfigurer
à travers de nouvelles pratiques corporelles». Une somatique
qualitative permet de prendre la chose par un autre bout. |
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Myriam Peignist
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| Le corps humain
au fondement de la compréhension des pratiques performatives
et spectaculaires: implications épistémologiques et méthodologiques pour une scénologie générale
L’ethnoscénologie a été fondée
en 1995 par un sociologue et un psychologue, à savoir Jean
Duvignaud et Jean-Marie Pradier, à la Maison des cultures
du Monde, sous les auspices de l’Unesco. Cette jeune discipline
des sciences-humaines, avec une visée humanitaire, entend
relativiser l’ethnocentrisme - notamment occidental - en donnant
à voir, entendre et comprendre des pratiques performatives
et spectaculaires extra-européennes mises sur le même plan
d’importance que celles européennes, en se réclamant non pas
tant d’un objet - le spectaculaire tient à un seuil de perception
qui varie d’une culture à une autre - mais d’une méthode.
Le premier objet de cet article est d’expliciter en quoi elle
consiste, tout en montrant l’exemplarité de la démarche et
les apports que celle-ci offre aux sciences humaines, tandis
que le spectaculaire est une donnée sociale omniprésente et
que le corps social renvoie à des mises en scène. |
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Jérôme Dubois
Article
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m@gm@ périodique électonique fondé et dirigé par le Sociologue
Orazio Maria Valastro
Autorisation du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02
Rédaction: via Pietro Mascagni n.20, 95131 Catania-Italie
ISSN 1721-9809
Directeur Responsable: Orazio Maria Valastro
Inscrit dans le répertoire de la presse spécialisée de l'Ordre
des Journalistes de la Sicile
e-mail: magma@analisiqualitativa.com
site web: www.magma.analisiqualitativa.com
diffusé par l'host SARL OVH à Roubaix en France |
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