|
| |
| |
| Périodique
Electronique |
| Autorisation
du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02 |
| |
| ISSN
1721-9809 |
| |
| Directeur
Editorial: |
| Orazio
Maria Valastro (Sociologue) |
| |
|
| |
www.analisiqualitativa.com
Observatoire Processus Communication
© 2002
|
|
|
 |
| Revue
Electronique en Science
Humaines et Sociales
Spécialisée en Approches et Méthodes Qualitatives |
|
| ÉCRITURES
DE SOI EN SOUFFRANCE
Rubrique Thématique
Sous la Direction de Orazio Maria Valastro
 |
| |
|
|
|
| |
[ ÉDITORIAL
] |
| |
|
|
| Écritures de soi
en souffrance: une lecture des régimes structurant l’imaginaire du texte social vivant
Les études ici réunies vont nous permettre d’examiner différentes genres d’écritures et typologies d’écrivains (poétique et épistolaire, roman autobiographique et autofiction, narratif et témoignage), explorant un corpus considérable (œuvres littéraires et littératures personnelles) et des pratiques significatives (activités narratives et autobiographiques). Le thème proposé, les écritures de soi en souffrance, se dénoue sollicitant une réflexion sur les rapports entre les œuvres et les différents contextes sociaux et historiques. Nous pouvons envisager et saisir l’ensemble du corpus et des pratiques considérées en tant que texte social vivant, inscrivant l’expérience de l’existence et du monde dans la pratique de l’écriture. (...) Nous allons solliciter et proposer une lecture sociologique et anthropologique de l’ensemble des études proposés au sein du numéro monographique, privilégiant une analyse de la matrice du discours social structurant la conscience individuelle et collective. |
 |
Orazio Maria Valastro
Article
format .html |
| |
|
|
[ APOLLON
CALLIOPE ÉRATO: TRANSCENDANCE ET IMMANENCE DE L’INTIMITÉ DES
ÊTRES AU MONDE ] |
| |
|
|
| Les équivoques
de la souffrance chez Jean Bodel
Atteint d’un mal qu’il désigne
plus loin comme la lèpre, Jean Bodel prend congé des arrageois
et établit ainsi un genre poétique qui, au début du XIIIe
siècle, représente la première manifestation en littérature
française de la perspective ironique du poète envers lui-même.
Les Congés de Bodel semblent se fonder sur un «jeu de la souffrance
et de la honte, du ‘dire’ et de ‘se cacher’» et, par une variante
du thème de la chantepleure, ils anticipent la poésie lyrique
du XVe siècle. (...) La souffrance constitue ainsi le leurre
d’un sens qui serait séditieux et qui dépasse pourtant la
sphère du social ou de l’idéologique, car il se résout dans
la maîtrise de la parole. L’étalage d’habileté poétique, art
d’un discours où les significations s’effritent, séduit le
lecteur d’aujourd’hui, tout comme le public d’alors, appelés
tous les deux à chercher les multiples visages du poète. |
 |
Gabriela Tanase
Article
format .html |
| |
|
|
| Maladie et introspection
dans les Lettres familières d’Etienne Pasquier
A' la fin de la Renaissance,
la valorisation d’une certaine “privauté” favorise la mise
en discours des choses du corps et le récit de soi. Au lendemain
des guerres de religion, la paix civile promue par l’Édit
de Nantes trace de nouvelles frontières entre privé et public,
fracture qui rend possible l’existence d’un espace décroché
de tout bien public, où chacun est incité à cultiver des vertus
privées. (...) Dans l’exploration de cette correspondance,
nous voyons donc comment, à la fin de la Renaissance, discourir
de sa douleur constitue pour l’individu particulier une alternative
au discours dévot majoritaire, dans la mesure où cette écriture
de la douleur favorise une exploration du moi privé dans la
singularité et l’irréductible évidence de ses sensations de
plaisirs et de douleur. |
 |
Antoinette Gimaret
Article
format .html |
| |
|
|
| Les affres du réel:
le dolorisme esthétique de Charles Baudelaire
La poésie baudelairienne remplace
le paradigme d’imitation par une poétique du surnaturel centrée
sur la sensation. A priori, la souffrance du réel apparaît
comme un concept antagoniste de l’idéal d’un art pur. Mais
par l’imagination créatrice, Baudelaire parvient à établir
des ponts entre le sensible et l’intelligible, et ainsi à
transformer la douleur. Soumise à une ‘alchimie’ poétique,
celle-ci devient finalement le moyen d’une révélation du surnaturel
à l’intérieur de l’immanence esthétique. |
 |
Christoph Groß
Article
format .html |
| |
|
|
| De Profundis d’Oscar
Wilde: la quête d’identité du dandy en prison
Plus d’un siècle après sa mort,
Oscar Wilde continue de susciter l’intérêt tant pour son œuvre
que pour sa vie. Dandy toute sa vie, d’une taille hors du
commun, ce n’est pas seulement l’artiste mais aussi l’homme
qui a marqué son siècle et continue d’enthousiasmer le lecteur
du vingt-et-unième siècle. (...) L’écriture de soi en souffrance,
comme nous le voyons à travers De Profundis, aboutit à la
preuve que son génie artistique est intact. (...) L’écriture
combat la souffrance de l’isolation et de la déchéance, mais
dans le cas de Wilde, c’est également le moyen de se reconstruire
en tant qu’homme et en tant qu’artiste: il n’a plus de nom,
plus de reconnaissance par les hommes, mais le texte, que
Wilde l’ai pensé ou non, est une nouvelle œuvre d’art qui
montre la capacité et la force de l’esprit en condition d’oppression. |
 |
Agathe Brun
Article
format .html |
| |
|
|
| L’agencement de
la souffrance dans l’écriture d’Hans Henny Jahnn
L’écriture est l'élaboration
d’un agencement. Elle est le mouvement du labeur qui fait
de l'oeuvre une construction, qui invente l'espace et le discours
lui donnant corps. Pour Hans Henny Jahnn, l’écriture fut une
souffrance, elle fut aussi l’objet illimité de sa quête spirituelle.
Si la souffrance peut être définie comme un agencement particulier
du désir au sens où Deleuze et Guattari entendaient que désirer
était construire un agencement, la question de l’écriture
de la souffrance de soi pourrait être ainsi posée: quelle
sont les rapports et quelle est la nature des rapports entre
eux pour qu'ils deviennent et disent la souffrance? Notre
article tentera de dégager chez Jahnn des agencements de souffrance
et de désir. |
 |
Barbara Jovino
Article
format .html |
| |
|
|
| Tentative de suicide
poétique de la voix poématique nerudienne
La souffrance nérudienne, fondamentale
dans la trajectoire poétique du poète chilien, est la traduction
et l’entreprise improbable d’une survie poétique: de cette
même douleur naîtra un chant poétique sonore et total. Paradoxe
ultime, le dialogue avec les morts de la Guerre civile espagnole
(1936-1939), eux aussi souffrants, puis avec les voix disparues
des anciens indiens (dans le Chant général) permettra au sujet
nérudien d’accepter la part mortelle qui est en lui, mais
également d’aller plus avant dans le son et la transparence.
Source de création poétique et de révolution esthétique, la
souffrance conduit à la création d’une voix et d’une langue
poétiques nouvelles pour dire toute la vie et toutes les morts
de l’homme universel. |
 |
Dominique Casimiro
Article
format .html |
| |
|
|
| «Romans du moi»:
quand les maux font signe
Erigeant le texte en véritable
objet thérapeutique transférentiel, la souffrance acquiert
une réelle valeur artistique faisant du malheur le vecteur,
sinon le moteur, de tout «roman du moi» dont la narration
nécessite l’impulsion des maux pour que s’accomplisse la mise
à nu qu’est l’auto-bio-graphie. L’écriture de soi serait donc
ce stade intermédiaire où la mise en mots se fait aboutissement
et suspens avec pour centre gravitationnel la souffrance sublimée.
La littérature y naît d’une blessure fondatrice, d’une cicatrice
originaire qu’il convient non pas de suturer mais d’exprimer
(au double sens du terme) afin que se dresse le texte comme
spéculum face auquel se forgerait l’identité du «sujet pensant»
désormais posé comme sujet «narré». |
 |
Marie-Camille Tomasi
Article
format .html |
| |
|
|
[ CRONOS
HADÈS ATHÈNA: MÉLANCOLIE SOCIALE ET RECHERCHE DU SENS DE L’EXISTENCE
] |
| |
|
|
| Nathalie Sarraute,
autofiction et construction de soi: les yeux largement fermés
La question que j’ai cherché
à poser dans tous mes articles critiques sur Sarraute est
bien celle du projet scriptural comme projet existentiel (...).
Le «projet existentiel» sarrautien consiste à affirmer une
identité indicible, qui se manifeste seulement par sa pratique:
l’invention et l’écriture des tropismes. L’écriture est déclarée
«neutre» [19]: toute position sexuée étant vécue dans l’écriture
(à l’instar de toutes les autres identités) comme superficielle
et provisoire. |
 |
Pascale Fautrier
Article
format .html |
| |
|
|
| «Dire que je n'arrive
à dépasser les choses qu'en écrivant!» L'écriture comme médium
thérapeutique. Approches spécifiques croisées en littérature
européenne (Christa Wolf, Serge Doubrovsky) et en interventions
sociales
Notre article se donne comme
objectif de considérer l'écriture comme médium thérapeutique
et expression privilégiée de la souffrance en analysant les
aspects suivants. L’écrivain allemand Christa Wolf, née en
1929, a entrepris une écriture autobiographique dans son roman
Christa T. (1968), où elle relate son amitié avec Christa
Tappert, leurs années d'études en Allemagne de l'Est, puis
le calvaire de la maladie de Christa T., atteinte de leucémie.
Pour Christa Wolf, l'écriture permet de surmonter le travail
de deuil de son amie. L’écrivain français Serge Doubrovsky,
né à Paris en 1928, considère aussi l’écriture comme medium
de la souffrance, comme acte thérapeutique, écriture post-analytique
après les séances chez son psychanalyste. Dans le cas de publics
spécifiques (apprenants étrangers, publics hospitalisés -
Programme Culture à l'hôpital -), l'écriture constitue un
médium bénéfique pour libérer la souffrance lors d’ateliers
d'écriture. |
 |
Martine Schnell
Article
format .html |
| |
|
|
| Névroses de l’individu
contemporain et écriture autofictionnelle: le «cas» Fils
Pour explorer les profondeurs
inconscientes de son intimité, Serge Doubrovsky a inventé
en 1977 pour son ouvrage Fils un néologisme et a nommé un
genre: l’autofiction. Le concept d’autofiction permet aux
écrivains qui s’en réclament de distinguer leur stratégie
narrative à la fois de celle de l’autobiographie et de celle
du roman. L’autofiction relève en effet des deux formes puisqu’elle
mobilise en même temps l’écriture autobiographique, référentielle,
et la «fonction poétique du langage» qui problématise la référence.
Postulant un phénomène de double réception, à la fois autobiographique
et romanesque, ce genre littéraire associe deux contrats de
lecture a priori antinomiques, et en fait un genre intrinsèquement
paradoxal. |
 |
Camille Renard
Article
format .html |
| |
|
|
| Écrire pour vivre,
vivre pour écrire: un récit autobiographique au Brésil
Cet article traite du rôle de
l’écriture autobiografique dans la vie de Maura Lopes Cançado.
Maura a écrit un livre, l´Hospice c´est Dieu, espèce de journal
intime autobiographique publiée en 1965 au Brésil. Maura commence
sa carrière en écrivant des contes pour le Jornal do Brasil,
en 1958, dans le supplément littéraire. Son désir pour être
reconnue donne lieu à des crises de nerfs, le conduisant à
s´interner en hopitaux psychiatriques. Son livre est le fruit
de ses nombreux internements, il fournit un portrait de sa
condition: la patiente qui subit les pratiques d´une institution
psychiatrique violente et décadente; l´individu qui puise
dans l´écriture autobiographique son lien le plus profond
avec la vie, son fil d´Ariane, qui le tire du labyrinthe.
Cette écriture marquée par la souffrance, sert de pont entre
Maura et le monde. Si écrire est le fil qui le relie à la
vie, à l’autre, à la société, à mesure que Maura s´éloigne
de l´écriture, son histoire devient tragique. Le je et l’autre
s´éloignent. |
 |
Maria Luisa Scaramella
Article
format .html |
| |
|
|
| Entre la «maudition»
et l’espoir: le sang des mots dans ‘Un plat de porc aux bananes
vertes’
Cet article analyse le «roman»
écrit par Simone et André Schwarz-Bart, publié par le Seuil
en 1967. Texte plutôt que roman, il présente une certaine
réalité: la vieillesse d’une femme âgée et noire dans un asile
à Paris, vers les années 1950. Mais surtout, il ouvre un espace
d’écriture où les oppositions, les paradoxes règnent, se fécondent
et ouvrent l’aventure de se dire par les mots. L’écrivain/e
devient celle qui nous parle et aussi déparle, porté/e par
les mots dont elle/il n’a pas la maîtrise mais la jouissance.
Une approche semio-narrative met en place les vecteurs pulsionnels
(amour/haîne) qui tissent la trame de ce texte et permettent
de dire la souffrance et la malédiction dues au fait d’être
une enfant noire, née dans une Caraíbe pauvre. |
 |
Lucienne J. Serrano
Article
format .html |
| |
|
|
| Du désespoir: écriture
de soi en souffrance dans l’œuvre de Danielle Collobert
Quel sens donner à l’écriture
de soi en poésie? Figure du poète, représentation sociale,
personne physique, et jeu narratif, le sujet de l’écriture
se présente comme une entité complexe. L’œuvre poétique cependant
se nourrit de ces différentes individualités, en quelque sorte,
qui parviennent, entre union et tension, à produire une unité
de sens. Quelle serait dès lors la place d’un auteur singulier
dont l’œuvre s’envisage en souffrance? (...) Écriture de soi
ou écrire malgré soi, le poète compose ainsi avec sa psyché
propre, il se dévoile de façon plus ou moins explicite mais
imprègne l’œuvre de sa subjectivité. L’écriture de soi, finalement,
consiste peut-être en ce qui reste de l’émotion lorsque forme
et style ne déstabilisent plus notre lecture du poème. |
 |
Corinne Godmer
Article
format .html |
| |
|
|
| Comprendre et faire
comprendre le deuil de la mère dans Une femme d’Annie Ernaux
Suite à la mort de sa mère atteinte
de la maladie d’Alzheimer - événement qui a aussi été élaboré
plus tard dans le journal intime Je ne suis pas sortie de
ma nuit, publié en 1999 - Annie Ernaux éprouve le besoin d’écrire
Une femme. Publié en 1987, ce récit est une manière de faire
le deuil de sa mère. À travers un projet de dévoilement de
sa vie, ce récit expose comment sa mort est vécue comme une
rupture incompréhensible. (...) Pourtant, c’est à partir de
cette incompréhension, en passant par l’écriture, qu’Ernaux
prétend saisir le sens de sa mort. |
 |
Eftihia Mihelakis
Article
format .html |
| |
|
|
[ PROMÉTHÉE
PANDORE ÉPIMÉTHÉE: L’EXPÉRIENCE DE LA VIE ET DE LA TRAGÉDIE
HUMAINE ] |
| |
|
|
| Les femmes et le
pouvoir par l’écriture dans trois romans de Rachid Boudjedra
L’archétype de la femme écrivain
s’inscrit dans le projet boudjedrien de reconquérir le pouvoir
par une écriture profondément humaine et féminine. Ainsi,
la mystique du corps de la femme vient s’inscrire dans une
entreprise de déstructuration de mythes dépassés aux valeurs
morales rétrogrades. Cette même mystique renoue avec une tradition
qui valorise la femme en tant que sujet séducteur et détenteur
du verbe poétique et actualise son rôle dans l’histoire et
le devenir de son peuple. Cette étude comportera une réflexion
portant sur l’évolution et l’importance grandissante de l’instance
narrative féminine chez Rachid Boudjedra dans une démarche
comparative dans trois de ses romans (La Répudiation, Le Démantèlement,
et La Pluie) où la femme en tant que personnage et narratrice
est omniprésente et occupe une place prépondérante. |
 |
Yassin Karim Ben Khamsa
Article
format .html |
| |
|
|
| La scrittura autobiografica
come giustificazione di un percorso
Il romanzo di Erri De Luca, studiato
in quest’articolo, mette in scena un narratore che mobilita
tutte le strategie del discorso politico per guadagnare l’adesione
del suo pubblico: costruzione di un auditorio omogeneo, messa
in azione di un’etica e presa in considerazione della dottrina
comune o della doxa. Il narratore, in questo modo, svolge
il ruolo dell’osservatore che mostra, riporta, cita, dettaglia
e commuove. |
 |
Madjid Touzouirt
Article
format .html |
| |
|
|
| Le jeu du «Je»
ou l’expression du désespoir dans l’œuvre d’Hervé Guibert,
Le Paradis
L’auteur nous livre le mal dont
il est atteint, à savoir le sida. Il prit, d’ailleurs, ce
terrible virus pour modèle dans «son projet de dévoilement
de soi et de l’énoncé de l’indicible». Désireux de contrôler
sa maladie et ses manifestations, l’auteur ne nous épargne
nul détail quant à l’évolution de son mal. Ce souci viscéral
de «tout dire» a guidé toute son œuvre, par ailleurs. (...)
Le roman, Le Paradis, publié posthumément en 1992, a été écrit
durant l’été 1991, quelques mois avant sa mort. L’auteur était
à bout de souffle. Le recours à la fiction face à l’inexorable
fin qui s’annonçait lui a permis de rêver à d’autres possibilités
par le biais de l’écriture fictionnelle. |
 |
Sabah Sellah
Article
format .html |
| |
|
|
| Le roman autobiographique
Le Gone du Chaâba de Azouz Begag, un roman de formation et
d’apprentissage?
La fiction du monde contemporain,
selon Charles Newman, s’interroge sur la culture établie,
souvent autobiographique, elle relève d’un néo-réalisme qui
postule l’existence de nouvelles informations qui sont tues
par les médias. Notre perspective s’inscrit sur la problématique
suivante: pouvons nous lire le roman de Azouz Begag comme
un roman autobiographique et un Bildungsroman beur (roman
d’apprentissage)? Pour Azouz Begag, l’écriture représente
le topos de l’apprentissage et s’incarne en une force créatrice,
essentielle et existentielle. |
 |
Benamar Nadjat
Benamar Mohamed Abdellatif
Article
format .html |
| |
|
|
| Autobiographie
de A Lai: auto-thérapie de la souffrance par l’écriture autobiographique
Connu par son obtention en 2005
du prix littéraire le plus prestigieux de la Chine pour son
roman Chen'ai luoding (la poussière tombe) qui pourtant mit
du temps à s’imposer, le romancier d’expression chinoise A
Lai, né en 1959, est l’un de ces auteurs tibétains sinophones
par obligation. Il puise toujours son inspiration dans une
souffrance qui l’accompagne depuis son enfance. En effet deux
courts romans, respectivement publiés en 1987 et en 1988,
et un long poème édité en 1989 témoignent d’un parcours douloureux
jusqu’à la trentaine. L’expérience de A Lai est exceptionnelle
dans la littérature d’expression chinoise, peu habituée à
ce type d’auto-thérapie littéraire manifeste dans son œuvre
romanesque et son œuvre poétique complémentaires et dont la
dimension personnelle n’exclut pas l’intérêt d’un témoignage
social. |
 |
Yue Yue
Article
format .html |
| |
|
|
| Silenzio, ordine
e solitudine
Il racconto breve Sessizlik (Il
silenzio, 1980) fa parte del libro Kötü bir yaratik di Zeynep
Avci Karabey, scrittrice e giornalista turca. In Sessizlik
è affrontata la tematica dell’ordine domestico come dovere
della donna nella dimensione quotidiana dello spazio privato.
Dal patriarcato nasce una visione del mondo e delle cose che
presenta come naturali usi e tradizioni che non lo sono affatto,
ma che sono soltanto il frutto di sistemi filosofici, politici
e sociali. L’ordine sociale agisce sugli uomini e sulle donne
con effetti durevoli, cioè uomini e donne reagiscono alle
situazioni in modo apparentemente spontaneo, ma che riflette
schemi fissi. L’ordine non è sempre garantito con forme di
violenza fisica o psicologica, ma con forme più sottili di
violenza simbolica. |
 |
Lucia C. Antonazzo
Article
format .html |
| |
|
|
| Du cri à l’écrit
… l’écriture une stratégie de dépassement de soi: le cas d’Amélie
Nothomb
Née au japon, Amélie Nothomb
y passe les cinq premières années de sa vie, dont elle restera
profondément marquée linguistiquement et culturellement. (...)
De sa vie à Bruxelles, et de son cursus universitaire, elle
ne cache nullement ses douloureux souvenirs d’être incompris
et rejeté, se retrouvant toujours confronté à une mentalité
qui lui était inconnue. Toute cette civilisation occidentale
à laquelle elle est censée appartenir, et l’orientale, berceau
de son enfance et abreuvoir de son adolescence. Ce fut la
collision des deux civilisations diamétralement opposées;
elle dira à propos de ce choc socioculturel et civilisationnel. |
 |
Benali Souâd
Article
format .html |
| |
|
|
[ MNÉMOSYNE
MAÏA HERMÈS: DU DISCOURS DE SOI AU DISCOURS DE L’AUTRE ] |
| |
|
|
| Expérience vécue
de la souffrance dans les récits de la guerre de 1870 en Île-de-France
Tous les récits sur la guerre
de 1870 font état de la souffrance vécue dans l’occupation
allemande. Ils n’ont jamais été analysés alors qu’ils présentent
l’intérêt de montrer une mentalité française chez les civils.
Entre sentiment de solitude, d’étrangeté, de dégoût, la souffrance
est libérée sur le papier, des thèmes communs apparaissent;
chacun raconte l’occupation de son point de vue, identique
partout en région parisienne, mêmes brutalités, mêmes vexations.
Traumatisés par la guerre, les auteurs trouvent le chemin
de la reconstruction de soi par l’écriture de leurs souffrances.
Ainsi le lecteur découvre un pan méconnu de l’histoire franco-allemande,
une guerre plus violente que ce que la mémoire collective
en a retenu. |
 |
Olivier Berger
Article
format .html |
| |
|
|
| L’écriture en souffrance
pour dire la Shoah
Aujourd’hui la Mémoire de la
Shoah est un thème récurrent de notre société. C’est une écriture
qui est devenue universelle pour dire le malheur, l’horreur
des guerres et des génocides. L’écriture de cette souffrance,
les témoignages sont aujourd’hui nombreux et pluriels. Mais
quelles sont les enjeux et les raisons de cette ferveur de
l’écriture? En outre, l’écriture de la souffrance fut-elle
un élément libérateur ou aliénateur pour ces témoins? Par
nos recherches nous apprenons qu’il est de coutume pour la
«communauté» juive de se souvenir par les livres, par l’écriture.
Toutefois cette écriture ne reçut pas tout de suite l’accueil
escompté. Après le procès Eichmann, les témoins et leurs récits
commencèrent réellement à être entendus. La Mémoire de la
Shoah devient alors un élément identitaire européen, permettant
aux témoins par l’écriture en souffrance, qu’il s’agisse de
romans, de poésies ou de bandes dessinées, de trouver une
place dans nos sociétés. |
 |
Aude Delsescaux
Article
format .html |
| |
|
|
| Différents discours
de la maladie sur le web: logiques de construction d’un soi
en souffrance dans des lieux anthropologiques virtuels forts
(blogs) et faibles (forums en ligne)
Facilitée par les forums ou les
outils de blogging, l’expression des malades est structurée,
du fait des caractéristiques des techniques employées, par
le classement chronologique (du plus récent au plus ancien):
elle donne la primauté au temps présent (en se centrant sur
le corps, sur la sensation et le sentiment) mais permet la
lecture d’une «antéchronique» de la souffrance et du traitement
(avec l’essentielle question de la durée de vie). La spécificité
de ce récit de soi en souffrance pourrait tenir à la «co-construction»
du discours par les lecteurs via leurs commentaires. La prise
en compte de l’autre parfois déjà connu (un autre malade,
un thérapeute ou un membre de la famille) parfois nouveau
car issu du web débouche sur une écriture «extime» (plutôt
qu’intime) de la souffrance. Souvent, le lecteur est lui-même
un être en souffrance à la recherche de soi dans le discours
de l’autre, de modes d’échange plus adaptés à sa nouvelle
condition révélée de malade, de mots capables de dire son
propre mal. |
 |
Karim Chibout
Martial Martin
Article
format .html |
| |
|
|
| Ecrire et s'écrire
en prison
Dans cette contribution, j’entendrai
l’écriture de soi au sens de la subjectivité, c’est-à-dire
un rapport à soi nécessairement recomposé et remis en cause
dans le champ carcéral, cadre décontenançant par la force
des choses et source d’une souffrance originale dans la vie
d’un homme. Et j’entendrai l’écriture de soi dans ses rapports
à l’écriture en tant que technique, pratique de l’intime pour
approcher, saisir, questionner l’autre écriture, celle de
soi. Ainsi j’interrogerai la prison lorsqu’elle touche au
fondement de l’être, de celui qui est enfermé et j’interrogerai
les rapports et les conditions de l’écriture en prison entretenues
pour les détenus et leur environnement. |
 |
Lionel Rebout
Article
format .html |
| |
|
|
| Narrazione di
sé ed esperienza autobiografica nelle situazioni di sofferenza
sociale dei luoghi di detenzione: il bisogno dell'altro e
la necessità del confronto dialogico per superare il sentimento
di vittimismo e sostenere il passaggio del momento riflessivo
all'azione; una esperienza pratica
La narrazione di sé e la pratica
autobiografica rappresentano quindi oltre ad un momento destinato
alla autoriflessione e alla ricomposizione della trama della
propria esistenza, la possibilità di riprogettarsi e ripensarsi
non solo 'oltre' le parole con cui si viene descritti, ma
spesso anche in opposizione ai termini degli altri. Si racconta
la propria storia per ribadire la propria esistenza non solo
come detenuto ma anche come individuo. Si contrappone all'etichetta
di 'criminale' la complessità del proprio vissuto, si concede
una valvola di sfogo per narrare la propria sofferenza esistenziale
rischiando forse anche di auto-indulgere in un sentimento
di vittimismo che rischia di prendere il sopravvento. |
 |
Maria Cecilia Averame
Articolo
formato .html |
| |
|
|
| La scrittura è
terapeutica? Il metodo autobiografico e la composizione del
sé
Far da sé il proprio ritratto
biografico significa, in rapporto a queste alienazioni, sfidare
i demoni della compiacenza e della connivenza con l’altro,
quindi porre il rifiuto, l’opposizione e quindi il vuoto,
il nulla, l’assenza come base sulla quale veder apparire le
proprie scene e le proprie passioni. Solo se non devo rispondere
di me stesso a nessun altro che a me stesso, io sono nella
condizione di cogliermi nella mia delusione fondamentale,
nell’opposizione frontale che ho verso il mondo o verso i
valori recepiti, nella mia protesta di riscatto dalla soggezione,
nelle mie istanze di vendetta, di cui avverto insieme la violenza
apocalittica e la colpa morale, quindi posso valutare quanto
sono trascinato da passioni, reso nemico agli altri e a me
stesso, e quanto posso riequilibrare il mio essere sulla base
di una valutazione intima, sentita, ponderata di ogni lato
contrapposto della mia identità. |
 |
Nicola Ghezzani
Articolo
formato .html |
| |
|
|
| Il diritto all’autobiografia: il progetto “NarrazionItineranti”
L’autobiografia è una tipologia di scrittura di sé che si può definire come costruzione narrativa di sé che una persona sviluppa sulle vicende del proprio passato (ma che può riguardare anche il presente ed il futuro) e nella quale il narratore e il protagonista coincidono. E’ una costruzione longitudinale del sé che tiene conto delle trasformazioni identitarie verificatesi nel tempo. Tutto ciò in un’autobiografia viene descritto da sé; il soggetto narrante diventa il personaggio del suo racconto, il protagonista definisce i confini della propria storia. Il mondo della migrazione, così come l’alterità esotica, è sempre stato descritto da chi intendeva prendere la parola per capire meglio, per indagare fenomeni e per comprendere le culture. I protagonisti, i soggetti sottoposti all’analisi, hanno difficilmente avuto la possibilità di descriversi da sé. La proposta dialogica consiste nel rovesciamento di questa prospettiva: il dialogo include l’osservatore, lo fa diventare uno dei soggetti presenti nel contesto. L’altro ha il diritto di definirsi, il diritto all’autobiografia. |
 |
Lucia Portis
Articolo
formato .html |
| |
|
|
 |
m@gm@ périodique électonique fondé et dirigé par le Sociologue
Orazio Maria Valastro
Autorisation du Tribunal de Catania n.27/02 du 19/11/02
Rédaction: via Pietro Mascagni n.20, 95131 Catania-Italie
ISSN 1721-9809
Directeur Responsable: Orazio Maria Valastro
Inscrit dans le répertoire de la presse spécialisée de l'Ordre
des Journalistes de la Sicile
e-mail: magma@analisiqualitativa.com
site web: www.magma.analisiqualitativa.com
diffusé par l'host SARL OVH à Roubaix en France |
| |
InterDeposit
Digital Number
International Protection of Copyright and Neighboring Rights |
| |
| |
|