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Mythanalyse de l'insularité / Sous la direction de Orazio Maria Valastro - Hervé Fischer / Vol.17 N.1 2019

Mythanalyse du corps autobiographique : fabulations d'un corps à corps avec l'insularité

Orazio Maria Valastro

presidente@analisiqualitativa.com

Sociologue, chercheur indépendant, formateur et consultant en autobiographie, spécialisé dans l'imaginaire de l'écriture autobiographique, il est né à Catane en 1962, où il réside actuellement, après avoir vécu en France pendant plusieurs années. Il a étudié la sociologie en France, a obtenu son diplôme de maîtrise à la Sorbonne, à l'Université Paris Descartes, et son doctorat de recherche à l'Université Paul Valéry. Il s'est perfectionné en Théorie et analyse qualitative dans la recherche sociale, à l’Université La Sapienza de Rome. Il a fondé et dirige en qualité de directeur scientifique M@GM@ Revue internationale en Sciences Humaines et Sociales, et les Cahiers de M@GM@ édités par Aracne de Rome. Dirige les Ateliers de l'Imaginaire Autobiographique de l'Organisation de Volontariat Les Étoiles dans la poche, et il a crée Thrinakìa, le prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile. Affilié à la Société Internationale de Mythanalyse (Montréal, Québec-Canada), ses recherches portent principalement sur la pratique contemporaine de l'écriture autobiographique, sur l'imaginaire dans l'écriture de soi, et l'imaginaire de la mémoire collective et des patrimoines culturels immatériels, étudiés comme expression privilégiée pour comprendre les relations humaines et la société.


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Cristina Salamone - L'insularité par les images - Lycée Emilio Greco, Catane - Quatrième édition Thrinakìa, prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile

Un corps à corps avec l'écriture de soi et de l'autre

 

Les dix-neuf contributions que nous publions sont une sélection des actes du colloque international en sciences humaines et sociales « Mythanalyse de l'insularité »[1], organisé en mai 2018 en Sicile avec Hervé Fischer, fondateur et président de la Société internationale de mythanalyse[2], à conclusion d'une séries d'événements culturels et scientifiques célébrant les quinze premières années d'activités de la revue M@GM@. Elles s'inscrivent dans le cadre d'une recherche plus vaste qui vise à dresser un état des lieux sur le thème de l'insularité questionnant des travaux récents entre mythes et imaginaires, pour dégager des nouvelles perspectives d'études autour d'une mythanalyse de l'île. Le colloque a été d'ailleurs associé au prix international « Thrinakìa »[3], centré sur la mémoire et l'écriture autobiographique, le patrimoine culturel immatériel de la mémoire et de l'imaginaire de la Sicile.

 

Depuis la création du projet d'animation sociale et culturelle les « Ateliers de l'imaginaire autobiographique »[4], qui a marqué un tournant significatif dans ma recherche indépendante et dans ma quête personnelle, j'anime une recherche transdisciplinaire à la fois empirique et expérientielle, existentielle et transformative, sollicitant une pratique et un savoir en mesure d'accueillir et reconnaître l'expérience vive des femmes et des hommes, tout en mettant à dure épreuve les théories et les approches de l'imaginaire. J'analyserai le concept d'insularité à partir de la représentation mythodramatique de soi[5], acte de création figurée qui précède un acte de création textuel dans le dispositif des ateliers accompagnant à l'écoute sensible et à l'écriture de soi et de l'autre, explorant les fonctions vitales de l'imaginaire dans une quête initiatique étant source d'une fabulation de soi et du monde. Le dessin de Giuseppa Gusmano[6], symbolise d'une manière significative et éclairante la forme de l'île mimant celles d'un utérus : des jambes humaines, dans leur circularité, vont limiter un espace fœtal dans le ventre maternel où le temps est aboli sous le ciel étoilé d'un ailleurs originaire, mais sur lequel incombe le temps qui passe, l'horloge penché sur le corps insulaire. La tète du corps, un monstre dévorateur, un corps autobiographique emblématiquement accouché dans l'immanence d'une nouvelle naissance dans l'écriture de soi, création dichotomique de l'angoisse humaine, met en tension un espace insulaire plus facile à appréhender que les marques du monde qui viennent à l'encontre du nouveau-né, générant un corps à corps avec l'insularité en quête de fabulations pour nourrir corps et esprit.

 

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Dessin: détail AT9 - Test anthropologique à 9 éléments. Dessin de Giuseppa Gusmano (2018) - Ateliers de l'Imaginaire Autobiographique

La représentation visuelle du corps autobiographique repère optiquement une perspective, tout corps incarne et mime l'insularité[7], et anticipe une prospective, une insularité en tant que cartographie esthétique et éthique d'un corps-esprit poétique. Thrinakìa, l'île du soleil parmi les étapes des pérégrinations d'Ulysse, île mythique et énigmatique qu'Homère ne situe ni à l'ouest, ni à l'est, et les écritures du prix Thrinakìa, évoquent et mobilisent une insularité qui dépasse les dichotomies entre île et continent : entre un espace physique et existentiel enfermé sur lui-même, une insularité d'esprit qui nous limite et circonscrit notre vision du monde, et le désir de regarder au-delà des bornes physiques et existentielles de l'insularité. Y a t'il une similitude et un héritage sensible, avec une poétique homérique tissant des liens d'analogie[8] avec l'image de la mer qui renferme entièrement l'île ou entoure incomplètement le continent ? Les similitudes entre les mots des Hellènes, nèsos - l'île, et èpeiros - terre ferme ou terre continentale, font éclater la séparation entre île et continent, le grand fleuve Okéanos tournant ses eaux de manière circulaire autour de la terre Gaia, encerclant les terres inconnues et les terres connues.

 

L'insularité garde une instance de remythisation prolongeant ce patrimoine poétique. L’île, espace isolé qui se définit par rapport au continent[9], avec ses limites et marques tangibles et invisibles signes de son altérité, est cependant une projection microcosmique de l’univers entier favorable à une ouverture sur le monde[10]. La coupure de l'élément liquide matérialise ce lieu originaire au sein duquel il est possible se retrouver et se ressourcer[11], et en ce sens, le corps comme lieu d'une coexistence originelle avec le monde, est un corps sensible[12] capable aussi d'un regard ouvrant une brèche dans la chair, envahie soudainement par la chair du monde. Ce corps sensible, au risque de s'effondrer dans la fuite du monde ou dans la régression à un état d'innocence et joie dont l'humanité aurait fait l'expérience à l'origine du temps, est le signe de notre singularité insulaire et  de notre humanité continentale, et c'est par sa chair que conscience et corps vont devenir la trace parlante d'une existence[13].

 

Le thème du dernier symposium international de l'Observatoire scientifique de la mémoire, organisé par l'association culturelle Mediapolìs Europa, fondée et présidée par Beatrice Barbalato, m'a sensiblement et davantage interpellé sur Thrinakìa[14], sur les écritures autobiographiques et biographiques du prix international devenues, ces dernières années, un patrimoine immatériel important de l'archive de la mémoire et de l'imaginaire sicilien[15]. J'ai relu avec plaisir les œuvres présentées aux quatre éditions réalisés depuis 2012, n'étant pas à la recherche du temps perdu mais de quoi manger est-il le nom aujourd'hui. Paraphrasant plus d'un titre, un roman de Marcel Proust et un essai de Jacques Attali[16], je vais pouvoir résumer cette recherche indépendante et personnelle sur l'écriture autobiographique contemporaine, se dévoilant en tant que travail esthétique et éthique étayé par une quête de soi et de l'autre, questionnant la présence ou l'absence du repas dans la vie quotidienne pour saisir la condition fabulatoire d'un corps à corps avec l'insularité.

 

Les écritures de Thrinakìa, écritures par excellence dédiées à l'insularité, vont nous permettre de saisir la nécessité de se nourrir par la mémoire écrite, de partager le repas et passer du temps ensemble, et pourtant, le manger ritualisé et organisé s'éclipse révélant des écritures de la faim, des corps autobiographiques en quête de nourriture. La chronométrisation de la vie sociale[17] emporte avec elle la perte de la convivialité et de la solidarité dans la vie quotidienne, et le repas comme acte social a la tendance à disparaître dans l'accélération de l'existence et l'atomisation des individus. Une société occidentale incapable de méditer, ainsi que de savourer et vivre ensemble le repas, telle que la comprend Edgar Morin, semble retrouver en revanche un acte de méditation par le détachement de l'écriture de la conscience ordinaire de l'existence, intégrant le gout d'une réflexion sur notre histoire et sur nous mêmes dans la difficulté de savourer la vie quotidienne.

 

Pourquoi s'intéresser aujourd'hui aux récits de Thrinakìa ? Au moins pour deux raisons. Les récits structurent notre compréhension du monde dupliquant les effets incantatoires de maîtriser l'existence dans leur action d'euphémiser le sens tragique de la condition humaine et, en même temps, sont autant de traces d'une exploration collective des confins schématiques de notre civilisation. Des récits qui s'offrent à nous en tant que signes à appréhender et relier entre eux, cheminant à l'encontre d'une pensée plus biologique[18], d'une genèse biologique[19] de la fabulation humaine, redoublée par un courant profond jaillissant de quelques esprits nourrissant ces corps autobiographiques par la fabulation de soi et du monde.

 

Les écritures enfantées par ce corps à corps reflètent l'essence de l'autobiographie, la rencontre avec soi-même, le dédoublement d'un corps sensible à l'encontre d'un autre soi, un corps autobiographique concrétisant un acte relationnel fondé sur la possibilité d'un nouveau regard de la chair insulaire, une nouvelle façon de regarder l'altérité qui est en nous. Les souvenirs deviennent ainsi une source de nourriture[20], convertis et métamorphosés en énergie nourricière pour ces corps-esprits, éclairant la consommation du drame d'un corps isolé et insulaire, aux prises avec l'incertitude par rapport à la subsistance nécessaire, ainsi que Saint Augustin[21] la définit, hésitant sur la quantité indispensable à assumer de besoin et désir, douleur et plaisir, nécessité et liberté. Il ne s'agit pas pour autant de refuser toute satisfaction trompeuse, c'est un corps sensible, en chair et en esprit, qu'il faut alimenter réactualisant ce glissement de sacralité dans le geste réjouissant et rabelaisien du manger[22] pour s'approprier le monde par la dévoration. Ces corps sensibles atteints par le temps qui dévore la vie, vont créer des corps autobiographiques consumant avec colère les mots écrits. Je pense à l'écriture des mémoires du sicilien Vincenzo Rabito publiées avec le titre de Terre folle[23], aux corps à corps dans les tranchées de la première guerre mondiale transformant les hommes en bouchers de viande humaine, décorés ensuite avec la médaille à la valeur militaire pour avoir participé en ces jours sanglants à un carnage monstrueux. Un autre corps à corps, celui de l'auteur avec la machine à écrire[24], révélé par Giovanni Rabito[25], son fils, témoigne d'une part l'épreuve d'un homme d'écrire son histoire essayant de comprendre la valeur et le sens de son existence, d'autre part, avec l'écriture d'une deuxième version, nous découvrons le corps à corps avec la création esthétique et éthique dans le plaisir de romancer une vie, rajoutant des détails ou modifiant des événements. J'aimerais évoquer aussi d'autres histoires anonymes de quelques femmes et quelques hommes ayant pris corps par l'écriture autobiographique et biographique afin de partager, au sein du dialogue de notre communauté de recherche, un corpus d'écrits parcourant des moments de désespoir et de joie, pour essayer de comprendre de quoi ces corps autobiographiques vont-ils se nourrir, et s'ils vont écrire des recettes du retour au temps perdu d'une insularité originaire, ou se rassasier d'un lieu matriciel siège de gestations de fabulations.

 

Corps autobiographiques en quête de nourriture

 

Thrinakìa et les écritures de la faim

 

Écrire la faim, la faim de la deuxième grande guerre mondiale, écrire le corps mortifié, engage une écoute sensible de soi et de l'autre soucieuse de l'exaspération des contours des ravages et du chagrin nous exposant à une menace bien plus grave, le délabrement de notre humanité. La biographie écrite par Lidia Popolano[26] nous raconte l'histoire du père de l'écrivaine. Capturé par les militaires allemands et recruté de force pour dégager les décombres d'une gare, il parvient cependant à se sauver en s'enfuyant. Sur le point de devenir fou à cause de la faim et de la fatigue, il repère une pomme et la ramasse précipitamment en l'avalant avant même de pouvoir trouver une fontaine pour la décrasser. Plus tard, il arrive à un entrepôt, probablement une épicerie, avec toutes les étagères vides. Son bonjour anticipe de peu sa supplique, « j'ai faim ». L'épicier lui demande ce qu'il peut faire pour lui. Il sait tout faire, lui réponds anxieux, consumé par une pensée, il aurait pu le tuer pour de la nourriture niée. Avec sa grande surprise, il reçoit une radio défectueuse et un sac en cuir plein d'outils, et l'odeur du sac, semblable à celui de la viande, lui met l'eau à la bouche. Après avoir réparé la radio il reçoit une miche de pain, des boîtes de thon et d'haricots. L'épicier lui recommande, avant de partir, de manger peu à peu, mais il va tout dévorer avec voracité, se glissant ensuite dans une botte de foin pour se cacher et reposer.

 

Il y a un vieux proverbe sicilien qui dit « la faim fait sortir le loup de la tanière », et c'est aussi le titre d'un chapitre de l'écriture autobiographique de Nina Di Nuzzo[27]. C'est l'histoire des migrants siciliens dans les années de l'après-guerre souhaitant s'en fuir de la misère, contraints de se nourrir de fruits, souvent volés sur les terres des plus riches, de légumes spontanés ou d'herbes sauvages, bons pour les chèvres. Les enfants sont souvent confiés, avec beaucoup de peine, à des parents vivant à l'étranger pour les faire grandir sans trop de privations et avec des perspectives plus rassurantes pour leur avenir. Dans ces pages l'éthique de la faim en tant que dimension critique est liée à une esthétique du corps en souffrance, un corps en faim d'espoirs. Tandis que nous apprenons le pire souvenir de la vie de Angelo, ce jour où il est envoyé par la mère à acheter des pâtes et il revient avec une serviette vide, puisque la commerçante refusait de leur faire crédit, nous allons aussi comprendre pourquoi il aurait préféré partager la faim avec ses huit frères au lieu de ne jamais plus les revoir. La commerçante, émue ensuite par les mots de sa mère, prend une poignée de penne de pâtes et les lui donne, ne pensant même pas à les peser. Angelo il n'oubliera jamais ces pâtes courtes comptées puis divisées en huit parties, le poussant à émigrer pour se débarrasser de la misère dans laquelle il était né.

 

Avec le « chocolat des vaincus », Ada Pizzo[28] va tracer une éthique de la faim, en tant que dimension critique véhiculée par l'ironie, et une esthétique de la faim, un corps autobiographique qui se nourrit de concret. Tout près de sa maison d'enfance aux alentours de la ville de Catania, il y a un camp de l'armée allemande, les soldats sont jeunes et gentils, ils lui donnent du chocolat. Un soir, elle assiste aux raids aériens sur la ville. Pendant l'été 1943 la situation précipite, ses souvenirs sont lucides mais ne vont pas suivre une temporalité diachronique. Les soldats abandonnent précipitamment le camp, et aussi hâtivement il est pris d'assaut par une population privée de tout, prélevant une quantité considérable de nourriture. Un jour, deux soldats italiens quittant les alliées d'hier, fatigués, abattus et effrayés, ils sont rafraîchis et alimentés avant de reprendre leur route, un  peu plus rassurés, du moins elle l'espère. L'écrivaine, avec les autres enfants, vont continuer à manger le chocolat distribué aux vaincus par les nouveaux allies.

 

Thrinakìa et les corps générés

 

Ces années ont étés difficiles également pour l'île de la mélancolie de Carmela Pregadio[29], mais elles ont fait d'elle une femme capable d'alimenter son corps sensible et autobiographique par une éthique de la faim en tant que relation privilégiée avec les autres, et une esthétique de la faim en tant qu'écart d'un système d'images et valeurs stéréotypées. Le soir, après avoir mangé un repas toujours sobre et frugal, elle écoute Radio Londres avec sa famille et tous les parents réunis dans son foyer, en silence et dans le noir à cause du couvre-feu. Ils partagent l'habitation avec leurs proches séparés des autres familiers par la ligne gothique, certains d'entres eux militants parmi les fascistes et d'autres parmi les partisans. Toutes et tous étaient les bienvenus, sa mère arrangeait leur vie en commun et ensemble animaient une réconciliation politique fondée sur les liens de sang. Ils sont tous enrichis par ce croisement de mondes différents mais extraordinairement intéressants, et chacun se sentait de plus en plus comme l'autre. Lorsque la guerre a pris fin et tous les réfugiés accueillis vont faire retour à leurs maisons, ils vont laisser un grand vide aussitôt rempli par une autre Sicile, celle traditionnelle de ses grands-parents maternels, précédés et annoncés par leur grand coffre en bois plein d'oranges et fruits secs, tartes fourrées à la pistache, gâteaux farcis aux figues sèches et raisins secs, aux amandes et zeste d'orange, et des desserts ou de la confiture aux coings.

 

La vie était vraiment pauvre également pour les familles bourgeoises pendant ces mêmes années, toutefois riches de nombreuses autres choses aujourd'hui perdues. Les recettes culinaires évoquant les odeurs et les saveurs de l'existence de Lina Tringali[30] vécue au sein de sa famille d'origine, vont cadencer le rythme des saisons, la cyclicité des anniversaires, chaque jour étant caractérisé par des arômes et des goûts, des usages et des coutumes. Son corps autobiographique revit comme le corps d'un nouveau-né les premières odeurs et goûts, sons et couleurs perçus lors de son apparition dans ce monde : ceux de l’Automne, terre humide, bois brûlé, lait brûlant, odeur de soupe, pluie contre les fenêtres, le tonnerre, l'éclair soudain, la chaleur de la famille, les notes de Chopin dans l'atelier de son père. Il y a aussi d'autres notes d'odeurs intenses se répandant depuis la cuisine autour de la maison, odeurs, parfums, magies, autant d'empreintes visibles des tâches assumées par les femmes : sa mère préparait les réserves d'énergies pour l'hiver, et sa grand-mère apportait sa contribution sous la forme d'un travail de soutien et de supervision, extrêmement utile pour l'économie familiale. Nourrir son corps autobiographique des saveurs de la vie de famille compose une esthétique de la faim, privée de la présence de l'autre et réconfortée par une rencontre renouvelée et réchauffée par un acte relationnel, retrouvant le goût de la compagnie de sa mère et de sa grand-mère paternelle qui vivait avec eux, ainsi que quelques tantes maternelles. L'expérience esthétique est goûtée et savourée par une sensibilité pénétrée d'une dissonance au cœur du quotidien, en tant que forme éthique éventrée, ouverte par la brèche de l'absence dans la tension de la vie ordinaire.

 

À quels corps l'écriture de la faim donne-t-elle vie ? Thrinakìa c'est aussi la rencontre avec l'écriture au féminin, l'écriture de Ada Zapperi Zucker[31] autour d'une figure dominante de sa famille, son arrière-grand-mère La Cucchiara (la cuillère), femme Ciccia (chair). Le corps poétique de la femme devient substantiel au désir de racheter et libérer le corps physique de la femme, d'arracher à l'oubli sa mémoire bien qu'elle soit une présence prépondérante sous le registre du fantasmatique au sein de sa vie. La reconstruction biographique d'une femme ayant vécu entre la fin du dix-huitième siècle et le début du dix-neuvième siècle, nous a permis de révéler une partie de l'histoire de notre ville. Une rue de la ville a pris son nom dans la vie des citoyens depuis de temps immémoriaux, tandis que son nom officiel est tout autre. Elle gérait une taverne malgré son jeune âge, contrainte à assumer cette responsabilité avec la mort de son père, respectée par tous ses clients et estimée pour sa générosité : ceux qui n'avaient pas assez d'argent ils ont toujours reçu quelques cuillerées de nourriture de plus dans leur assiette, d'où le surnom La cuillère attribué à sa personne et ensuite à la rue. L’impossibilité d’une histoire et d'un récit à la première personne, sollicite ainsi une écriture biographique le long d’un chemin imaginaire qui explore l’expérience vive de cette femme et transforme le vécu en histoire subjective. La filiation symbolique, le lien de l'écrivaine avec son arrière-grand-mère, sollicite une recherche en relation avec l'héritage affectif et spirituel qui va bien au-delà d'une élaboration consciente et imaginaire de nature privée, l'histoire de sa famille et de ses origines. Ce corps biographique n'est pas crée pour servir les hommes, ou mettre au monde une demi-douzaine d'enfants, il ne va pas rester à sa place, celle établie par la tradition et consacrée par l'église, résistant à toute violence est maître de soi-même. Cette femme qui nourrit les hommes devient un corps biographique poétique, alimenté par un récit générationnel souterrain, anticipant la marque de la différence entre les femmes et les hommes, tout en dépassant avant le temps la modernité et l'ère de l'égalité des sexes.

 

Et l'écriture de la faim au masculin, à quels corps donne-t-elle vie ? Alfio Giovanni Domenico Russo[32], les yeux fermés, se retrouve sous la pergola de son enfance, salle à manger pour ses parents et lieu destiné aux lectures solitaires de son grand-père. Il peut encore faire revivre les odeurs de menthe, basilic et romarin ensembles, dispensés par les plats cuisinés. Les années ont passés mais le visage affectueux d'un vieux narrateur, son grand-père, est toujours vif et enchanteur, comme ces histoires dispensées pour lui après le repas, et quand il commence à les écouter c'est comme avec les cerises, on ne peut plus s'arrêter. Il a accompagné son regard sur la sale deuxième grande guerre, pour lui faire comprendre sa nature et les agissements que les autres n'osaient pas divulguer. La télévision diffusait des images en noir et blanc sur les camps de concentration nazis, la seule fois où il l'a vu pleurer en silence. L'écriture de l'auteur entretient un corps biographie témoin d'une déportation, un homme qui a subi un internement, portant sur soi-même les stigmates de la douleur. Un corps présent avec les larmes des yeux qui ont vu, avec les sanglots d'une victime qui ne pouvaient rien faire, un corps en souffrance qui est de nouveau présent par l'écriture pour nourrir une conscience collective meurtrie par la guerre et accompagner notre regard au delà de ce destin.

 

Thrinakìa et la fabulation des valeurs

 

Les saveurs de la cuisine associées aux moments de convivialité en famille sont pour Carmelo Guidotto[33], qui écrit isolé en tant que détenu avec une condamnation à perpétuité, une possibilité d'asseoir à la table de la vie son corps autobiographique, pour représenter une régénération de sa vie quotidienne dans l'absence du monde extérieur. La maison de son enfance est dans son récit une symphonie d’odeurs, bonnes et mauvaises. Les bonnes odeurs sont celles exhalées par les pots où la mère prépare différents plats, les mauvaises odeurs sont celles relâchés par leurs corps. Cinq enfants et les parents vivant et dormant dans deux petites pièces au rez-de-chaussée, avec une chaleur qui tue et des sueurs sans fin, la porte étant fermé puisqu'elle donnait directement sur une rue sans asphalte. Lorsque cette porte s'ouvre se présente le souffle avec lequel Dieu à animé Adam, et finalement tout est prêt, enfants et adultes sont heureux, ils vont à la mer sur le chariot. L'amour accompagne finalement la création progressive du corps autobiographique.

 

Les étés passés par Chiel Monzone[34] à la station balnéaire avec son oncle, et tout particulièrement les attentes trépidantes des dîners en commun le soir, pour savourer tous ensemble à la même table les plats préparés par les baigneurs, vont nous présenter ces banquets comme un lieu où la vie s'alimente de valeurs bénéfiques. L'attente du plaisir de partager ensemble le repas, est par excellence ce bonheur, c'est le plaisir en soi qu'alimente de son énergie les écritures de la faim en tant qu'esthétiques de l'attente, socle commun aux corps autobiographiques cheminant à l'encontre d'une expérience de découverte pour se soustraire à une immobilité existentielle reliée au manque quotidien, le goût de partager. C’est à ce même sentiment qui s'inspire l’écriture de Chiara Cataldi[35] avec son récit autobiographique La ruelle, des souvenirs de famille quand elle vivait en Sicile. La connaissance des textes, au-delà de mes compétences scientifiques, est avant tout générée par la relation se déployant dans le temps avec les auteurs, en tant que président du prix Thrinakìa et formateur autobiographique de groupes d'écriture. Pour cette écrivaine je ne peux pas m'abstenir du désir de la commémorer. Je me souviens d'elle lors de la remise des prix avec son sourire enchanteur, illuminant son visage et rayonnant tout autour d'elle une sérénité émouvante. J'avais saisis qu'elle était souffrante échangeant notre correspondance écrite par poste électronique, et quand j'ai fait sa connaissance en personne, le foulard en soie habillant sa tête pour compenser l'absence de chevelure, couronnait un visage éclairant une souffrance transfigurée par une beauté ascétique. J'ai appris, seulement un peu plus tard cette rencontre, la triste nouvelle de son décès. Des extraits de son texte ont étés lus, plusieurs fois, lors des rencontres dédiées à l'écriture et à l'écoute sensible de soi et de l'autre. Elle demeure désormais dans notre mémoire collective avec son récit : les échanges quotidiennes de nourriture entre les familles de cette ruelle, les plats cuisinés voyageant d'un foyer à l'autre ; et sans doute ses allées et retours entre l'épicerie et la maison, mémorisant comme une chanson la liste des aliments à acheter, « mortadelle, eau, tinnirùma - tinnirùma, eau, mortadelle »[36], oubliant régulièrement quelques chose.

 

Les corps autobiographiques dans leur voyage de retour sur l'île de Thrinakìa sont éblouis par les repas consommés dans le bonheur, ainsi Santo Crisci[37] peint ses souvenirs par l'écriture : une symphonie de saveurs et arômes délicates, perdus et oubliés, fait son chemin par la gorge et les narines. Le goût et l'odeur des plats, comme ces pâtes magnifiques à la sauce tomate et basilic, avec au sommet des aubergines frites et de la ricotta salée, vont s'étaler ainsi que le fil d'Ariane jouant la partition poétique de cette symphonie. L'appétit et l'envie avec lesquels le corps autobiographique est nourri, vont solliciter une descente au centre de la chair insulaire pour la remonter ensuite, amplifiant un regard autour et au-delà de soi-même. L'écriture touche ainsi à l'essentiel, quand l'auteur ne désire rien d'autre que s'accomplir dans une esthétique du bonheur du moment, profiter de cet état d'âme ne souhaitant que prendre une orange, la peler et la manger. Le voyage du retour est ainsi placé sous les signes de la dimension perdue qui demeure en nous-mêmes et de la capacité de regarder autour de soi, pour bénéficier des odeurs du monde et mettre en récit une fabulation des valeurs de la vie.

 

Thrinakìa ou les écritures vampiriques

 

Les voyageurs contemporains dans l'île de Thrinakìa, ainsi que l'écrivaine Giliola Galvagni[38] narrant son itinéraire sicilien dans un journal de voyage, vont s'approcher de cette dimension perdue du corps sensible pour la récréer par leur corps autobiographique. Leur cœur lointain qui bat au sud du continent, dans l'île de la Sicile, se manifeste pour convoquer l'expérience de vivre au carrefour du dedans et du dehors, à la confluence de l'île et du continent. Le rituel de la nourriture révélé par ces écritures fascine de par la possibilité de nourrir et satisfaire par les odeurs et les saveurs des aliments de l'île, ravitaillant des corps affamés, insatisfaits et désireux de cette île, lorsque la terre continentale impose la nostalgie de la lumière de l'île du soleil après leur retour.

 

Ces corps autobiographiques ont donc la possibilité de cheminer au carrefour de la chair insulaire et de la chair du monde[39], nécessiteux de convertir ces écritures de la faim dans une véritable quête de soi et des autres, sollicités par la vocation subjective de l'imaginaire à la communication et à l'amour. L'image de la naissance du corps autobiographique, le dessin introduisant ce corps à corps avec l'écriture présenté au début de cette contribution, décrit l'exorde d'une fabulation devenant connaissance sensible dans la co-naissance[40] de la chair insulaire et de la chair du monde. L'idée illustrée dans la citation de Paul Claudel que fait Maurice Merleau-Ponty dans son œuvre Le visible et l'invisible, et que je reprends moi-même en la paraphrasant, elle va nous permettre de rapprocher le visage de ce corps autobiographique, avec ses lèvres ensanglantées, à la fabulation de l'écriture dans ce corps à corps avec l'insularité. La couleur bleu de la mer, les eaux contournant les corps sensibles et le monde, est si bleu qu'il n'y a que le sang qui soit plus rouge, l'avidité vorace des corps autobiographiques, et cette couleur fait constellation avec les écritures de la faim, ces appétits insatisfaits de la vie. Les écritures de Thrinakìa sont-elles également des écritures vampiriques ?

 

Le corps autobiographique de Sandra Valenti[41], par exemple, s'accomplit lorsque, après avoir écrit et effacée pendant des années l'histoire de sa vie qu'elle était déterminée à raconter, participe aux ateliers de l'imaginaire autobiographique et au prix Thrinakìa. La fenêtre derrière moi, le titre définitif de son autobiographie, c'est un voyage dans les souvenirs de son parcours de vie. La couleur rouge des tomates placées au centre de la table, comme on fait avec des fleurs, elle est d'un rouge aussi vif dans son souvenir des bons repas à la maison des grands-parents, lui permettant de sillonner des sentiments inexplorés. C'est ainsi que mémoire et oubli, au moment même de cette co-naissance sensible de son corps autobiographique, vont recréer une vie en cours profitant pleinement de la vue de cette fenêtre ouvrant un nouveau regard sur le monde, sollicitant ainsi une écriture vampirique capable de sucer la vie pour la savourer et l'aspirer profondément.

 

Je vais essayer à présent de comprendre en quoi les deux questions principales, posées au début de cette réflexion sur les écritures de Thrinakìa, vont elle contribuer à affiner une écoute sensible de l'expérience contemporaine des femmes et des hommes co-naissants avec leur corps autobiographique dans l'écriture de soi et de l'autre. À savoir : il s'agit de recherches du temps perdu ? Et, de quoi manger est-il le nom aujourd'hui ? Je vais faire appel à la poétique de Joan Josep Barcelò I Bauça[42], et à son poème sur l'île dédiée à Thrinakìa, pour creuser davantage cette cartographie minimale de l'imaginaire autobiographique amorcée depuis mon parcours de recherche. Une écriture poétique accueillant la force mortifère du temps avec ses battements rythmés de la vie, devient fureur de sang avide, « suicide mafique »[43], pour nous permettre de vivre de nouveau par une deuxième naissance dans le ventre maternel d'où nous venons. Les co-naissances sensibles des corps autobiographique, restitués et découverts par ces écritures mafiques, se procréant et se répandant par une sorte de contagion, le désir et le plaisir de se découvrir dans une nouvelle présence poétique à soi-même, aux autres et au monde, vont révéler des images miroirs. Des images reflétant les fabulations d'un corps à corps avec l'insularité, sollicitées par un travail de la mémoire[44], ce processus articulant composition et tension entre de l'art de la mémoire et l'art de l'oubli.

 

Les écritures de Thrinakìa établissant un doute réfléchi sur la condition d'incomplétude et d'inachèvement de la femme et de l'homme moderne portant la faim en soi, des êtres affamés au sens biologique et figuré, ne sont pas pour autant un récit mythique des origines où tout mythe est une recherche du temps perdu[45]. Elles sont un remaniement charnel de sentiments nous reliant les uns aux autres, reconnaissant la faim en tant que nécessité vitale pour faire l'expérience du dynamisme de l'existence, nous colloquant en tant que maillons sensibles d'une chaîne[46] de l'amour et de la rencontre avec l'autre. Un remaniement avide, antinomique à la tendance de la disparition du repas en tant que rituel quotidien, étayant échanges réciproques et sentiments d'appartenance. Un remaniement du corps à corps de la chair sensible avec la chair du monde, explorant la nécessité de se reconnaître dans un espace situé en dehors du corps sensible, un espace qui est aussi subjectivement intériorisé[47], c'est par-dessus tout une quête des dimensions mortes ou perdues[48] que chacun d'entre nous porte en soi.

 

Les écritures de Thrinakìa appréhendées en termes de hiatus entre le désir de demeurer fidèles à l'histoire des corps sensibles, et le désir de demeurer infidèles à tout retranchement inéluctable en soi-même, sont un espace de négociation permanente pour traverser l'océan de la vie, telle qu'elle n'a pas été ou qu'elle aurait pu être, à l'encontre de destins possibles de notre humanité.

 

Bibliographie

 

Publications de l'auteur sur l'imaginaire autobiographique

 

« Mythanalyse du corps autobiographique : un corps à corps avec l'insularité », in Orazio Maria Valastro - Hervé Fischer (sous la direction de), Mythanalyse de l'insularité, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 17, n. 1, 2019.

(a cura di), Immaginari del patrimonio culturale immateriale, I Quaderni di M@gm@, vol. 10, Roma, Aracne Editrice, 2019.

« L'art mythanalytique en gestation », in Hervé Fischer - Ana Maria Peçanha - Orazio Maria Valastro (sous la direction de), L'exigence d'actualité de la mythanalyse, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 16, n. 2, 2018.

« L'errance poétique dans l'écriture autobiographique contemporaine », in Hervé Fischer - Ana Maria Peçanha - Orazio Maria Valastro (sous la direction de), L'exigence d'actualité de la mythanalyse, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 16, n. 2, 2018.

« L'errance poétique dans l'écriture autobiographique contemporaine », in Le Voyage, Les Cahiers européens de l'imaginaire, n. 9, Paris, CNRS Éditions, 2018, pp.158-165.

« Il dispositivo autobiografico tra ricerca esperienziale trasformativa e pedagogia dell'immaginario », Encyclopaideia Journal of phenomenology and education, vol. XXI, pp. 70-85, 2017.

« Mythanalyse de l’ȋle : polysémie de l’imaginaire de Thrinakìa », in Hervé Fischer (sous la direction de), En quête de mythanalyse, Les Cahiers de M@gm@, vol. 8, Roma, Aracne Editrice, 2017, pp. 27-44.

« Éthiques et esthétiques de la sérénité : quêtes mytho-biographiques contemporaines», In Ana Maria Peçanha (sous la direction de), De la sérénité : une approche transdisciplinaire, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 14, n. 2, 2016.

Diario di un formatore autobiografico: esperienze di narrazioni e scritture di sé, Prefazione di Laura Formenti, Roma, Edizioni Nuova Cultura, 2016.

« La Sicilia come mito paradigmatico dell'insularità postmoderna », Agorà Periodico di cultura siciliana, vol. 56, pp. 43-47, 2016.

« Mythanalyse de l'ȋle : polysémie de l'imaginaire de Thrinakìa », in Hervé Fischer (sous la direction de), En quête de mythanalyse, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 12, n. 3, 2014.

« Le magma poétique du kaïros et le métissage de l’écriture de soi », in Georges Bertin - Orazio Maria Valastro (a cura di), Le magma constitutif de l’imaginaire social contemporain, Les Cahiers de M@gm@, vol. 6, Roma, Aracne Editrice, 2013, pp. 75-94,

Écritures sociologiques d’ailleurs, Préface de Jean-François Marcotte, Paris, Les Éditions du Net, 2013.

Cartografia minimale dell'immaginario autobiografico, Átopon, Quaderno n. 3, Roma, Edizioni Mythos, 2013.

Biographie et mythobiographie de soi : l’imaginaire de la souffrance dans l’écriture autobiographique, Préface de Jean-Martin Rabot, Sarrebruck, Éditions Universitaires Européennes, 2012.

« Histoires de vie et intertextualités mythiques », in Maria Immacolata Macioti - Orazio Maria Valastro (sous la direction de), Mémoire, autobiographie, imaginaire, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 10, n. 2, 2012.

« Biopolitique et courants mythologiques dans l’écriture de soi », in Christias Panagiotis (sous la direction de), Krisis : perspectives pour un monde aux alentours de 2010, Intempestives, n. 2, Paris, Éditions L’Harmattan, 2011, pp. 27-39.

« Découvrir l’étrangeté dans l’aventure pédagogique de l’écriture de soi », La Recherche en Éducation, vol. 5, 2011, pp. 70-81.

« Le désir dionysiaque de l’imaginaire méditerranéen », in Mabel Franzone - Alejandro Ruidrejo (sous la direction de), Le(s) sud : champs de l’imaginaire, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 8, n. 3, 2010.

« Les étoiles dans ma poche : du désir de corps vécu et d'imaginaires dans les espaces relationnels et de soins », in Magali Humeau (sous la direction de), Le corps comme sujet et objet d'une herméneutique de l'éducation, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 2, n. 3, 2004.

 

Anthologies Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile

 

(a cura di), Thrinakìa: antologia della terza edizione del premio internazionale di scritture autobiografiche, biografiche e poetiche, dedicate alla Sicilia, Messina, Casa Editrice Kimerik, 2017.

(a cura di), Thrinakìa: antologia della seconda edizione del concorso internazionale di scritture autobiografiche dedicate alla Sicilia, Casa Editrice Kimerik, 2015.

(a cura di), Thrinakìa: antologia della prima edizione del concorso internazionale di scritture autobiografiche dedicate alla Sicilia, Messina, Casa Editrice Kimerik, 2014.

 

Œuvres autobiographiques et biographiques citées

 

Joan Josep Barcelò I Bauçà, L'isola (L'île), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section poésies, 4ème édition 2017-2018.

Chiara Cataldi, 'A vanedda (La ruelle), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 3ème édition 2016-2017.

Santo Crisci, Viaggio di ritorno (Voyage de retour), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section journaux de voyage, 2ème édition 2014-2015.

Nina Di Nuzzo, Dicìa me' Nonna (Disait ma grand-mère), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 1ère édition 2013-2014.

Giliola Galvagni, Il mio cuore batte a sud (Mon coeur bat au sud), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section journaux de voyage, 2ème édition 2014-2015.

Carmelo Guidotto, Ferragosto : in viaggio da San Cristoforo alla plaja (Mi-août : en voyage de San Cristoforo à la Plaja), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

Chiel Monzone, Le mie estati al lido dello zio (Mes étés à la station balnéaire de mon oncle), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

Ada Pizzo, Bolle di memoria (Bulles de mémoire), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 2ème édition 2014-2015.

Lidia Popolano, L'ultima volta che vide la nave (La dernière fois qu'il a vu le navire), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section biographies, 4ème édition 2017-2018.

Carmela Pregadio, L'isola della malinconia (L'île de la mélancolie), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

Alfio Giovanni Domenico Russo, DagherroFilmando : sale la nebbia e avvolge Erice (DagherroTournage : le brouillard se lève et recouvre Erice), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

Lina Tringali, Odori e sapori di casa mia (Odeurs et saveurs de ma maison), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 1ère édition 2013-2014.

Sandra Valenti, La finestra alle spalle (La fenêtre derrière moi), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 3ème édition 2016-2017.

Ada Zapperi Zucker, I tre matrimoni della cucchiara (Les trois mariages de la cuillère), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section biographies, 1ère édition 2013-2014.

 

Bibliographie de référence

 

Jacques Attali, Histoires de l'alimentation : de quoi manger est-il le nom ?, Paris, Éditions Fayard, 2019.

Marc Augé, Les formes de l'oubli, Paris, Éditions Payot & Rivages, 1998.

Mikhaïl Bakhtine, L'Œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance, Paris, Éditions Gallimard, 1970.

Renaud Barbaras, De l'etre du phénomène : sur la phénoménologie de Merleau-Ponty, Grenoble, Éditions Jérôme Millon, 1991.

Paul Claudel, « Traité de la co-naissance au monde et de soi-même », in Paul Claudel, Art poétique, Paris, Éditions Gallimard, 1984.

Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire : introduction à l’archétypologie générale, Paris, Éditions Dunod, 1992 .

Yves Durand, Une technique d’étude de l’imaginaire : l’anthropologique test à 9 éléments (l’AT.9), Paris, Éditions L’Harmattan, 2005.

Yves Durand, L’exploration de l’imaginaire : introduction à la modélisation des univers mythiques, Paris, L’Espace Bleu, 1988.

Enzo Fragapane, « Intervista a Giovanni Rabito », Diacritica, n. 5, 2005.

Giovanni Jervis, Presenza e identità, Milano, Casa Editrice Garzanti, 1984.

Philippe Lejeune, Pour l'autobiographie : croniques, Paris, Éditions du Seuil, 1998.

Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, Paris, Librairie Plon, 1974.

Maurice Merleau-Ponty, Signes, Paris, Éditions Gallimard, 1960.

Maurice Merleau-Ponty, Le visible et l'invisible, Paris, Éditions Gallimard, 1964.

Edgar Morin, « La seule solution : une révolution intérieure », in Marc De Smedt - Patrice Van Eersel (sous la direction de), Donner du sens à sa vie, Paris, Éditions Albin Michel, 2011, pp. 257-266.

Gaëlle Périot-Bled, « Christian Boltanski : petite mémoire de l'oubli », Images Re-vues, n.12, 2014.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Paris, Éditions Gallimard, 1992.

Vincenzo Rabito, Terra Matta, Torino, Giulio Einaudi Editore, 2007.

Jean-Michel Racault, « Avant-propos », in Jean-Claude Marimoutou, Jean-Michel Racault (sous la direction de), L’insularité : thématique et représentations, Paris, Éditions L’Harmattan, 1995.

Jean-Michel Racault, « De l’île réelle à l’île mythique », in François Moureau (sous la direction de), L’Île, territoire mythique, Paris, Aux Amateurs de Livres, 1989.

Saint Augustin, Les confessions : livre X, Paris, Éditions Flammarion, 2008.

Mustapha Trabelsi (sous la direction de), L'insularité, Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures Modernes et Contemporaines, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2005.

Sylvie Vilatte, L'insularité dans la pensée grecque, Annales littéraires de l'Université de Besançon (446), Paris, Les Belles Lettres, 1991.

 

Notes

 

[1] Mythanalyse de l'insularité, colloque international en sciences humaines et sociales, sous la direction de Orazio Maria Valastro et Hervé Fischer : 21 mai 2018, Bibliothèques Réunies Civique et A. Ursino Recupero, Monastère Bénédictin de Saint Nicolò l'Arène, Catania ; 22 mai 2018, Chœur de Nuit, Monastère des Bénédictin, Département de Sciences Humanistes, Université des Études de Catania. Colloque international organisé par : M@GM@ Revue internationale en sciences humaines et sociales - Observatoire Processus Communications, Association Culturelle Scientifique ; Société Internationale de Mythanalyse, Montréal (Québec) ; Thrinakìa Prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques dédiées à la Sicile - Organisation de Volontariat Les étoiles dans la poche ; avec le parrainage de l'Université des Études de Catania. En collaboration avec : Département de Sciences Humanistes, Université des Études de Catania ; Assessorat pour la Culture de la ville de Catania ; Bibliothèques Civique et A. Ursino Recupero ; Institut Français de Palermo ; Alliance Française de la ville de Catania ; Lycée Artistique d'État Emilio Greco, Catania.

[2] SIM Société internationale de mythanalyse (Québec-Canada) : « La Société internationale de mythanalyse offre une plateforme d’échanges entre mythanalystes étudiant les imaginaires sociaux actuels. Nous croyons encore à autant de mythes aujourd’hui que les Grecs anciens, mais nous ne le savons pas. Les structures et les figures inconscientes de nos mythes originent de l’interprétation fabulatoire de l’infans (celui qui ne parle pas encore) dans le carré parental, lorsque le monde naît à lui, d’abord chaotique, puis peu à peu organisé selon ses émotions, désirs et peurs. » (Hervé Fischer).

[3] Thrinakìa, prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile, crée et présidé depuis 2012 par le sociologue Orazio Maria Valastro.

[4] Aux Ateliers de l'imaginaire autobiographique a été remis le prix international Chimère d'Argent 2019. L'Association d'Art Étrusque, en collaboration avec la présidence du Conseil municipal de Catane, a décerné le prestigieux prix au sociologue Orazio Maria Valastro, fondateur et président de l'Organisation de Volontariat Les étoiles dans la poche, inscrite au registre général des organisations de volontariat de la région sicilienne, dans la section éducative socioculturelle. Partager une pédagogie de la mémoire et de l'imaginaire et une éthique de l'écoute sensible de soi et des autres, constituent les valeurs fondatrices de l'organisation. Les Ateliers de l'imaginaire autobiographique sont structurés en différentes activités éducatives complémentaires : les éditions annuelles des ateliers d'écriture autobiographique et biographique ; les rencontres thématiques de lectures autobiographiques consacrées à l'écoute sensible de soi et de l'autre ; conférences, séminaires d'études et formations ; le prix international Thrinakìa.

[5] Les représentations mythodramatiques de soi articulent différentes catégories des univers mythiques représentés par les structures anthropologiques de l'imaginaire. Les images et les récits, produits d’un processus créatif individuel sollicité par des stimuli symboliques, évoquent des thématiques existentielles et symboliques de l’existence, constituant les réponses mythiques aux angoisses du devenir et le désir de comprendre l’aventure humaine dans le monde que nous partageons avec les autres. Adoptant et intégrant l'AT9, le test anthropologique à neuf éléments, dans le dispositif des Ateliers de l’imaginaire autobiographique - Yves Durand proposant neufs éléments symboliques et archétypiques (un personnage, un monstre dévorateur, la chute, l’épée, le refuge, quelque chose de cyclique, l’eau, l’animal, le feu), une application expérimentale des structures anthropologiques de l’imaginaire de Gilbert Durand - par la réalisation d’un dessin et d’un récit nous sollicitons une créativité symbolique et la dramatisation de la condition existentielle des femmes et des hommes dans les univers mythiques illustrés et narrés. (Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire : introduction à l’archétypologie générale, Paris, Éditions Dunod, 1992 ; Yves Durand, L’exploration de l’imaginaire : introduction à la modélisation des univers mythiques, Paris, L’Espace Bleu, 1988 ; Yves Durand, Une technique d’étude de l’imaginaire : l’anthropologique test à 9 éléments (l’AT.9), Paris, Éditions L’Harmattan, 2005.)

[6] Dessin : détail AT9 - Test anthropologique à 9 éléments (Gilbert Durand - Yves Durand). Dessiné par Giuseppa Gusmano (2018) : Ateliers de l'imaginaire autobiographique - Archive de la mémoire et de l'imaginaire sicilien, Organisation de Volontariat Les étoiles dans la poche (Catania, Italie).

[7] Mustapha Trabelsi (sous la direction de), L'insularité, Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures Modernes et Contemporaines, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2005.

[8] Sylvie Vilatte, L'insularité dans la pensée grecque, Annales littéraires de l'Université de Besançon (446), Paris, Les Belles Lettres, 1991.

[9] Jean-Michel Racault, « Avant-propos », in Jean-Claude Marimoutou, Jean-Michel Racault (sous la direction de), L’insularité : thématique et représentations, Paris, Éditions L’Harmattan, 1995.

[10] Ibidem.

[11] Jean-Michel Racault, « De l’île réelle à l’île mythique », in François Moureau (sous la direction de), L’Île, territoire mythique, Paris, Aux Amateurs de Livres, 1989.

[12] Maurice Merleau-Ponty, Signes, Paris, Éditions Gallimard, 1960.

[13] Renaud Barbaras, De l'etre du phénomène : sur la phénoménologie de Merleau-Ponty, Grenoble, Éditions Jérôme Millon, 1991.

[14] Orazio Maria Valastro, « Corps autobiographiques en quête de nourriture », Autobiographie : convivium, nourriture-Frankenstein, vampirisme, Symposium international de l'Observatoire scientifique de la mémoire écrite, orale, iconographique, Association culturelle Mediapolìs Europa, Bibliothèque d'histoire moderne et contemporaine, Rome, 24-25-26 juin 2019.

[15] L'Archive de la mémoire et de l'imaginaire sicilien, dont le responsable scientifique est le sociologue Orazio Maria Valastro, rassemble des œuvres textuelles et graphiques créées lors des ateliers d'écriture autobiographique et biographique, ainsi que le prix international Thrinakìa, réalisé sur la plate-forme de gestion de documents xDams pour le patrimoine culturel par l'Organisation de Volontariat Les étoiles dans la poche (Catania, Italie). L'archive est née de la nécessité de préserver des œuvres ayant la vocation de devenir un patrimoine vivant, le cœur du patrimoine culturel immatériel de l'organisation, associée depuis quelques années au réseau européen des archives et collections de journaux intimes de l'EDAC - European Diary Archives and Collection Network.

[16] Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Paris, Éditions Gallimard, 1992; Jacques Attali, Histoires de l'alimentation : de quoi manger est-il le nom ?, Paris, Éditions Fayard, 2019.

[17] Edgar Morin, « La seule solution : une révolution intérieure », in Marc De Smedt - Patrice Van Eersel (sous la direction de), Donner du sens à sa vie, Paris, Éditions Albin Michel, 2011, pp. 257-266.

[18] Ibidem.

[19] Hervé Fischer, «  Mythanalyse de l'insularité », in Orazio Maria Valastro - Hervé Fischer (sous la direction de), Mythanalyse de l'insularité, M@gm@ Revue internationale en sciences humaines et sociales, vol. 17, n. 1, 2019.

[20] Philippe Lejeune, Pour l'autobiographie : croniques, Paris, Éditions du Seuil, 1998.

[21] Saint Augustin, Les confessions : livre X, Paris, Éditions Flammarion, 2008.

[22] Mikhaïl Bakhtine, L'Œuvre de François Rabelais et la culture populaire au Moyen Âge et sous la Renaissance, Paris, Éditions Gallimard, 1970.

[23] Vincenzo Rabito, Terra Matta, Torino, Giulio Einaudi Editore, 2007.

[24] Enzo Fragapane, « Intervista a Giovanni Rabito », Diacritica, n. 5, 2005.

[25] Giovanni Rabito, né à Chiaramonte Gulfi en Sicile en 1949, il vit à Sydney en Australie. Il participe au jury international de la 5ème édition du prix Thrinakìa. Dans les années soixante-dix a révisé l'autobiographie dactylographiée de son père Vincenzo Rabito (Chiaramonte Gulfi, 1889-1981), intitulé « Fontanazza » (depuis le nom d'une contrade de Chiaramonte Gulfi). L'autobiographie n'a jamais été publiée malgré ses efforts. Giovanni Rabito dépose le premier texte dactylographié aux archives de Pieve Santo Stefano (Arezzo) en 1999, après la mort de son père décédé en 1981. L'œuvre reçoit le prix des archives (2000), elle à été publiée ensuite par la maison d'édition Einaudi (2007).

[26] Lidia Popolano, L'ultima volta che vide la nave (La dernière fois qu'il a vu le navire), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section biographies, 4ème édition 2017-2018.

[27] Nina Di Nuzzo, Dicìa me' Nonna (Disait ma grand-mère), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 1ère édition 2013-2014.

[28] Ada Pizzo, Bolle di memoria (Bulles de mémoire), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 2ème édition 2014-2015.

[29] Carmela Pregadio, L'isola della malinconia (L'île de la mélancolie), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

[30] Lina Tringali, Odori e sapori di casa mia (Odeurs et saveurs de ma maison), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 1ère édition 2013-2014.

[31] Ada Zapperi Zucker, I tre matrimoni della cucchiara (Les trois mariages de la cuillère), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section biographies, 1ère édition 2013-2014.

[32] Alfio Giovanni Domenico Russo, DagherroFilmando : sale la nebbia e avvolge Erice (DagherroTournage : le brouillard se lève et recouvre Erice), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

[33] Carmelo Guidotto, Ferragosto : in viaggio da San Cristoforo alla plaja (Mi-août : en voyage de San Cristoforo à la Plaja), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

[34] Chiel Monzone, Le mie estati al lido dello zio (Mes étés à la station balnéaire de mon oncle), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 1ère édition 2013-2014.

[35] Chiara Cataldi, 'A vanedda (La ruelle), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section récits autobiographiques, 3ème édition 2016-2017.

[36] Tinnirùma ou tendresses, tiges et pousses, feuilles tendres, de courgettes longues et vertes.

[37] Santo Crisci, Viaggio di ritorno (Voyage de retour), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section journaux de voyage, 2ème édition 2014-2015.

[38] Giliola Galvagni, Il mio cuore batte a sud (Mon coeur bat au sud), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section journaux de voyage, 2ème édition 2014-2015.

[39] Maurice Merleau-Ponty, Le visible et l'invisible, Paris, Éditions Gallimard, 1964.

[40] Paul Claudel, « Traité de la co-naissance au monde et de soi-même », in Paul Claudel, Art poétique, Paris, Éditions Gallimard, 1984.

[41] Sandra Valenti, La finestra alle spalle (La fenêtre derrière moi), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section autobiographies, 3ème édition 2016-2017.

[42] Joan Josep Barcelò I Bauçà, L'isola (L'île), Thrinakìa - prix international d'écritures autobiographiques, biographiques et poétiques, dédiées à la Sicile - section poésies, 4ème édition 2017-2018. Le poète Joan Josep Barcelò I Bauçà participe au jury international de la 5ème édition du prix Thrinakìa, et avec lui nous avons organisé, le 20 novembre 2018 au Théâtre Grec Romain de la ville de Catania, en collaboration avec le Pôle régional pour les sites culturels, l'événement culturel « Rencontre avec la poésie insulaire : la poésie et le mythe dans la représentation de la vie humaine aux origines de l'insularité poétique ».

[43] Le terme mafique dérive de l'association des mots magnésium et ferrique, minéraux de roches magmatiques.

[44] Marc Augé, Les formes de l'oubli, Paris, Éditions Payot & Rivages, 1998.

[45] Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale, Paris, Librairie Plon, 1974.

[46] La mort, pour l'écrivaine Isabel Alliende, elle n'est pas un obstacle à la communication et à l'amour : Isabel Alliende, Prix Sicile, 3 juin 2017, Théâtre Grec Romain - Catania.

[47] Giovanni Jervis, Presenza e identità, Milano, Casa Editrice Garzanti, 1984.

[48] Gaëlle Périot-Bled, « Christian Boltanski : petite mémoire de l'oubli », Images Re-vues, n.12, 2014.

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