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    MITO Y PODER EN LAS SOCIEDADES CONTEMPORANEAS
    MYTHE ET POUVOIR DANS LES SOCIÉTÉS CONTEMPORAINES

    Mabel Franzone - Alejandro Ruidrejo (dir.)

    M@gm@ vol.11 n.2 Mai-Août 2013

    • Editorial

      Mabel Franzone - Alejandro Ruidrejo

      Si le mythe évoque en nous un monde idéal, le pouvoir nous rappel l’existence d’un monde bien réel. La tension ainsi créée est du même ordre que celle liée à la pensée sauvage et la pensée rationnelle. Le pouvoir, dans toutes ses manifestations et ses degrés dont le politique, a été toujours exploré par une pensée organisée, rationnellement construite, et ce type de pensée a été pendant trois siècles la structure des destins de nos sociétés. Les rêves collectifs bien que tenus en compte, n’entraient nullement dans les analyses finales d’une société et de son devenir. En effet tout ce qui tient de “l’irrationnel” restait à côté et aujourd’hui encore sont comptés ceux qui osent s’introduir dans une telle démarche. A la lecture de ces contributions, plusieurs questions surgissent. Il convient de se demander sous quelles configurations se composent les relations entre les deux termes mythe et pouvoir aujourd’hui. Quels sont les mythes du pouvoir à partir desquels se produit l’obéissance ? Mais aussi sous quelles formes a lieu l’invention des mythes qu’ attaquent ce qui est établit, ce qui est tolérable? Et plus encore, sous quel type de déplacement de sens, de chevauchement, se tisse la trame entre les mythes et les pouvoirs soutenant les images du monde qui gouvernent nos existences? De même pour la littérature et l’art en général, il faut questionner ce lien ténu par les artistes et les écrivains avec la société qui les porte , lien parfois dénié ou conflictuel.

    • Mabel Franzone - Alejandro Ruidrejo

      La presencia del Mito evoca un mundo ideal, pero el Poder nos recuerda la existencia de un mundo real. La tensión creada entre estos dos mundos es parecida a la que relaciona el pensamiento « salvaje » al pensamiento racional. El Poder en todas sus manifestaciones y modulaciones fue siempre explorado por un pensamiento organizado es decir racionalmente construido y éste tipo de pensamiento estructuró durante tres siglos el destino de nuestras sociedades. Así fue que los sueños o ensueños colectivos, si bien estuvieron de alguna manera presentes y fueron repertoriados, no eran tenidos en cuenta a la hora de analizar una sociedad determinada o su devenir. Leyendo estas contribuciones surgen muchos interrogantes. Sería conveniente preguntarse bajo cuáles configuraciones se componen las relaciones entre los dos términos, Mito y Poder, hoy. O ¿Cuáles on los mitos del Poder que inducen a la obediencia ? También ¿bajo qué formas tiene lugar la invención de mitos que atacan lo ya establecido y lo que se puede tolerar ? Más aún ¿bajo qué tipo de desplazamiento de sentido, de cabalgamiento, se teje la trama entre los mitos y los poderes que sostienen las imágenes del mundo que gobiernan nuestras existencias ? Por la literatura y el arte en general se debe interrogar el lazo que existe entre los artistas y escritores con la sociedad que los acoge, lazo que muchas veces se niega o es conflictivo.

    • Mythe, pouvoir et éducation

      Jean Bouyssou

      Les bibliothèques semblent, à priori, bien éloignées du mythe. L'objectif de cet article est pourtant de montrer qu'elles sont non seulement l'objet de nombres de récits – réglementaires, législatifs, symboliques – mais que la Bibliothèque est en elle-même un récit et que ce récit, dans sa polyphonie est mythique. Comme tout mythe, la bibliothèque se raconte dans une histoire qui remonte aux origines. Cette histoire, à l'instar de tant d'autres récits mythiques, a été figée dans une forme littéraire. Dans le cas des bibliothèques, ce texte « définitif » est l'Histoire des bibliothèques françaises, somme phénoménale en 4 volumes (VERNET, 1988), écrite par des bibliothécaires sur des bibliothécaires en une forme particulière de discours mêlant approche scientifique et égotisme.

    • Sylvain Wagnon

      Les mythes sont aussi présents dans le domaine éducatif. Les grandes figures des pédagogues, en particulier de l’Education nouvelle comme le pédagogue belge Ovide Decroly (1871-1932) ou de l’éducation libertaire comme l’espagnol Francisco Ferrer (1859-1909), nous offrent la possibilité de réfléchir aux éléments constitutifs d’un mythe en éducation, d’en étudier les caractéristiques et les évolutions historiques. Ensuite, le « mythe de l’Education moderne » est devenu un enjeu historiographique et plusieurs travaux universitaires ont tenté de renouveler cette question, Savoye [2011], Depaepe [2001, 2012], Wagnon [2009, 2013]. Après avoir analysé deux exemples de deux mythes éducatifs différents dans leurs formes et leurs histoires, nous avons esquissé une réflexion sur la portée intellectuelle, sociale et éducative de telles constructions. L’éducation est un enjeu de pouvoir et l’élaboration des mythes éducatifs pose en fin de compte la question des finalités de l’éducation : moyen de reproduction sociale ou outil de transformation sociale.

    • Mythe et Littérature

      Laura Valeria Cozzo

      La transtextualité, c'est-à-dire la transcendance textuelle d'une œuvre, permet de relier des textes qui composent la grande bibliothèque de l'histoire de la littérature universelle, d’une manière plus secrète ou plus manifeste, les uns avec les autres. L’oeuvre est un palimpseste: un texte qui conserve lui-même les traces d'une écriture précédente, un message qui lui précède, qui a été écrit sur la même feuille, et puis supprimé, mais dans lequel il est possible d’entendre l'écho d'une autre voix qui chuchote, d’après Jean Cocteau.

    • Fanny Blin

      Cet article se propose de mettre en lumière les dimensions idéologiques des réécritures du mythe d’Antigone par les dramaturges espagnols, de la Guerre civile à la Transition démocratique. L’omniprésence de la figure mythique d’Antigone dans leur dramaturgie entre 1939 et la décennie 1980 révèle que la période de crise historique est allée de pair avec une mise en cause du pouvoir, qui a été représentée à travers le recours au mythe. Le personnage d’Antigone symbolise en effet la résistance, l’opposition sans concession au pouvoir tyrannique incarné par Créon. C’est pourquoi tant de dramaturges espagnols ont choisi ce mythe pour lire et relire leur époque troublée au prisme d’un récit séculaire.

    • Nelly André

      Bien souvent absentes des grands débats sur l’indépendance, absentes des livres historiques et éducatifs, les femmes latino-américaines ont néanmoins joué un rôle dans les luttes pour l’émancipation de leurs pays. Les commémorations du bicentenaire de l’indépendance semblent revendiquer cette nouvelle image féminine. Voilà une belle opportunité d’analyser le rôle que le « beau sexe » a joué dans les luttes pour l’indépendance des différents pays en Amérique Latine, ainsi que les différentes sources qui en témoignent. Parmi les différentes images qui construisent l’idée de l’indépendance, celle de la « libératrice du libérateur » est prédominante. Durant le XIX siècle, selon les tendances pro-bolivariennes ou anti-bolivariennes des historiens ou chroniqueurs, Manuela Sáenz a été définie comme l’amoureuse altruiste qui a sacrifié sa vie pour accompagner son amant ou comme la libertine sans morale engagée dans les affaires d’Etat.

    • Valérie Joëlle Kouam Ngocka

      Notre propos dans cette communication consiste dans un premier temps à situer Tempo di uccidere, roman colonial de l’écrivain italien Ennio Flaiano. Notre but est ensuite à la lumière de ce roman, celui de présenter les différents aspects sous lesquels les mythes y sont analysés. L’objectif étant de souligner la prégnance des mythes dans l’imaginaire collectif et individuel italien. Pour présenter les mythes de Tempo di uccidere, nous allons essayer d’en relever les manifestations à travers les passages que nous allons citer. Ce qui veut dire en d’autres termes que nous allons essayer de reconnaître dans l’unique roman d’Ennio Flaiano, les attitudes qui constituent des comportements racistes observés par l’intellectuel italien, même s’il ne le dit pas explicitement.

    • Laurent Bazin

      Dans le grand champ des récits de fiction les paralittératures ne bénéficient pas toujours du plus grand crédit institutionnel, tant la prégnance de l’héritage culturel et une certaine tradition scientifique tendent à déconsidérer des œuvres doublement suspectes par leur objectif (l’évasion érigée en principe de plaisir) et leur public (dit « populaire », donc relevant de la culture de masse). Pour autant de telles productions peuvent être tenues pour éminemment représentatives des représentations collectives, précisément parce que la variété des formes qui y sont convoquées (merveilleux, fantastique, fantasy ou encore science-fiction) y est en prise directe avec une théorie de l’imaginaire qui en constitue le soubassement latent (esthétique autant qu’idéologique). On ne s’étonnera pas alors d’y trouver, peut-être encore plus qu’ailleurs, une teneur mythologique particulièrement prégnante - résurgence de grands mythes fondateurs ou déploiement de mythes nouveaux - qui nourrit le tissu narratif d’une charge symbolique puissante, chargée de corréler sur un mode dialectique les interactions complexes de l’Histoire et de la fable.

    • Mabel Franzone

      Cette légende devenue un récit mythique accompagne encore le patrimoine intangible de l’Argentine et des autres pays de la région. C’est aussi un vif exemple de la fonction sociale des mythes puisqu’elle a servi comme moyen de contestation et de subversion. En effet, les grands moyens de production ont introduit un deuxième type d’esclavage et aussi les bêtes terrifiantes nécessaires pour asservir la population. L’arrivée des broyeuses de métaux et des moulins à sucre ou des moulins céréaliers était aussi l’arrivée de l’exploitation brutale de la main d’œuvre indigène ou métisse. L’analyse du récit populaire du « Familier »- compilé par Adolfo Colombres- montre un inconscient collectif marqué par le massacre des ouvriers à l’époque du Progrès du XVIII-XIX siècles. Mais aussi un imaginaire vivant et dynamique, capable de mettre les mêmes bêtes féroces du côté des pauvres gens.

    • Oumar Guédalla

      Monnè, outrages et défis (Kourouma, 1990) est un roman qui décrit les conquêtes et les résistances en Afrique. Notre article devra examiner l’histoire de l’antagonisme des forces en Afrique. D’une part, des rois africains s’efforcent à maintenir leur hégémonie en organisant des troupes de défense de l’intégrité territoriale. Dans leurs pratiques, Ils font appel à quelques figures parmi lesquelles les guerriers, les marabouts-féticheurs et les griots. D’autre part, des forces françaises guidées par des mythes colonialistes cherchent à assujettir les Noirs. La France, grâce à son arsenal équipé de la poudre à canon, des pistolets et des fusils d’assaut utilisés au XIXème parvient à réduire les royaumes africains au silence. Aussi, aboutit-on à la destruction des mythes africains et à l’implantation de l’hégémonie française. Nous allons nous inspirer des travaux de Gilbert Durand qui nous aiderons à identifier les mythèmes de l’impérialisme et de la résistance. La lecture de ces récits aidera à comprendre les antagonismes entre les deux grands mythes du roman à savoir les mythes colonialistes et les mythes des résistants africains. Enfin, nous verrons avec Jean-Pierre Carrière, que les mythes voyagent et s’implantent en détruisant d’autres mythes. Ainsi, l’empire colonial français a su détruire les grands royaumes négro-africains et implanter une administration occidentale au sein des chefferies détruites.

    • Arts et Sociétés

      Wendy Cutler

      Cet article a comme objectif d’étudier le pouvoir du mythe dans la société indienne à travers un puissant outil de communication : le cinéma populaire. Le fait que la mythologie soit aussi présente dans les films indiens montre qu’en Inde, l’art permet, au-delà du simple récit d’une histoire, de diffuser la culture indienne et, parallèlement, de l’adapter aux goûts du jour, puisque comme nous le verrons dans les films bollywoodiens, les mythes ou figures mythologiques sont souvent adaptés pour être mieux compris par les publics et servir l’intrigue de l’œuvre. Dans un premier temps, nous proposons de nous pencher sur les différentes définitions du terme mythe. Nous poursuivrons notre réflexion en étudiant le rôle du mythe dans la société indienne et en quoi il est mis en avant à travers la figure du héros dans le cinéma populaire indien des années 1970.

    • Aude Lanthier

      Une étude des représentations des auprès des migrants de retour martiniquais revenus de France « hexagonale » a révélé que ceux-ci ont du mal à se réinscrire dans leur société d’origine. Le présent article entend souligner cette tendance inédite à considérer les migrants de retour, aujourd’hui stigmatiser comme « négropolitains », comme un nouveau type d’ « outsider », soit comme un étranger culturel ; manifestation qui atteste de rupture idéologique et représentationnelle sous la forme de la fin du « mythe du retour » et du « mythe universaliste républicain ».

    • Ana Rita Di Barnaba

      Le mythe trouve un écho dans la psyché collective et éveille, en même temps, l’imaginaire et la logique de l’être humain. Ancien rappel à ses deux formes structurales : la logique d’origine aristotélicienne par exemple, et l’interprétation. Sa texture communicative est un récit qui évoque la puissance de la phoné (la voix) et de l’écriture pour sa force narrative capable de fonder une pratique sociale.

    • Françoise Piot-Tricoire

      La méthodologie consiste à réunir et analyser un corpus de textes, d’images, de discours qui s’imposent dans la société française actuelle, issu d’acteurs qui constituent l’élite créative de la société : tendanceurs de mode, artistes, créatifs, mais aussi d’actions et de discours citoyens. Les artistes « matérialisent l’impalpable esprit environnant » . Ainsi partagent-ils une même communauté d’esprits, de valeurs et d’imaginaires avec l’ensemble de la population et expriment par leur capacité créative les ruissellements imaginales de la société.

    • Mythe, science et pouvoir politique

      Alejandro Ruidrejo

      Partiendo de las proximidades y distancias reconocibles en los diagnósticos del presente ensayados por Adorno, Horkheimer y Foucault, se recuperará el modo en que cada uno de ellos asume la relación entre mito y crítica. Reconociendo el lugar central que la Aufklärung adquiere en el trabajo de estos pensadores, se señalará el modo en que se pone en cuestión la identificación de la modernidad con un proceso de secularización creciente. La pervivencia del mito expuesta en Dialéctica de la Ilustración encuentra su homólogo con la persistencia del poder pastoral concebido a partir de la cuestión de la gubernamentalidad occidental planteada por Michel Foucault.

    • Mikhael Filinger

      Tout d'abord, nous allons explorer une pensée scientifique où le mythe trouve sa place, notamment dans les écrits du physicien Bernard d'Espagnat et, sans perdre de vue la source et la fôret, nous allons consulter les interprétations de ces êtres vivants ; interprétations fondatrices de la Mythologie, d'après les enseignements d'Heinz Wismann. Notre hypothèse est que la convergence de la science et du mythe dans sa relation avec le Pouvoir aurait la vertu de nous ramener vers l'intérieur de l'être et vers une pensée contemplative, aux dires de Max Weber. S'il est plausible de rendre compte de cette pensée, de cette tendance qui acquiert une dimension citoyenne, on peut aussi rendre possible le réveil nature!, le réveil dans la Nature, cette Nature qui a tant inspiré Gaston Bachelard, auteur incontournable dans cet article.

    • Jawad Mejjad

      Or qui dit ordre, dit implicitement relations de pouvoir. Pendant longtemps l’humanité a trouvé normal de régler les conflits par des relations de force, autrement dit de guerre. Le pouvoir s’acquérrait par la guerre, et l’on trouvait cela non seulement normal, mais noble. Or la caractéristique principale de la modernité est d’éviter le conflit, la guerre étant le mal à éviter. Et la médiation de la communication a ce rôle essentiel dans la modernité : éviter le conflit. Ainsi, le mythe de la communication va se retrouver au service des relations de pouvoir dans les sociétés de la modernité, et où donc le pouvoir sera plus l’apanage du communicant que du guerrier, et que même le guerrier pour asseoir son pouvoir, usera en dernier recours de communication. Pour comprendre cet état de faits, nous allons nous poser la question de la genèse de cette situation, et surtout de sa signification, autrement dit identifier le processus historique et social, qui dans les soubassements des valeurs de la modernité, ne pouvait mener qu’à une société où communiquer est une obligation. Auparavant, nous allons constater l’omniprésence de la communication dans notre société aujourd’hui et même son diktat, en pointant ses paradoxes, ce qui est toujours une manière féconde de réfléchir.

    • Martín González Samartin

      En su obra conjunta Dialéctica de la Ilustración, Theodor W. Adorno y Max Horkeimer dan cuenta del fracaso del proyecto político del Iluminismo. Aquel programa contenía la promesa de liberar al hombre de las cadenas del oscurantismo y la ignorancia por medio del poder emancipador de la Razón. Sin embargo, la función de policía del pensamiento que antaño cumplía la Inquisición, a partir del siglo XIX comenzó a ser desempeñada con afán por el discurso científico del positivismo, dando lugar a la sujeción a la ciencia. No por casualidad Lacan consideraba –en la última etapa de su vida– a la “ciencia” como nuestra nueva forma de religión. El positivismo convierte a la Razón en instrumento y al sujeto en una entidad abstracta, vacía, formal. Esta conversión, que no podría haberse dado por fuera del marco de las revoluciones industriales y el ascenso del capitalismo, tiene enormes consecuencias políticas para la modernidad.



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    M@gm@ ISSN 1721-9809
    Indexed DOAJ by 2022

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