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Mitanalisi dell'insularità / A cura di Orazio Maria Valastro - Hervé Fischer / Vol.17 N.1 2019

En passant par la Sicile : fée Morgana, en voyage dans la Méditerranée

Ana Maria Peçanha

ana-pecanha@orange.fr

Sociologue et muséologue, vit et travaille en France depuis 1998. Chercheuse associée au Laboratoire d’Éthique Médicale & de Médecine Légale, Université Paris Descartes. Au Brésil, doctorat en sciences de la communication à USP, en 2001. En France, doctorat en sociologie, Université Paris Descartes, Sorbonne, 2008. Et quelques études postdoctorales, sous la direction du professeur Michel Maffesoli, entre les années 2007 - 2012, et le professeur Christian Hervé en 2016. Responsable du Séminaire Franco Brésilien à partir de 2008, et du Gemode (2001-2008) au Ceaq. Chercheuse au sein du Groupe Ethos : Communication, Comportement et Stratégies Corporelles, Université Fédéral de Rio de Janeiro. Membre du Groupe d’études C. G. Jung, et membre de l’Association « Marie-Louise von Franz et Carl Gustav Jung ».


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Mikaela Oddo - L'insularità attraverso le immagini - Liceo Artistico Statale Emilio Greco, Catania - Quarta edizione Thrinakìa, premio internazionale di scritture autobiografiche, biografiche e poetiche, dedicate alla Sicilia

«Il faut peut-être avoir voulu aller au plus loin pour s'ouvrir un chemin d'accès au plus près» (François Jullien, De l'écart à l'inouï. Carnets L'Herne, 2019, page 127).

 

Comme les fils magiques qui brodent, cousent et tissent invisiblement la trame et l’ourdissage des destins, cet essai est sur les allées et venues, les voyages physiques et imaginaires. Sur les lieux réels et mystiques, et sur les irréels. Sur la mythologie, les fées, les magiciens, et leurs espaces géographiques. Les accidents de parcours et de la nature, et aussi de la poétique de ce qui peut devenir une vie imaginaire. Relate aussi ceux qui étudient ces « phénomènes », ceux qui écoutent les histoires et ceux qui écrivent ces romans… Il fut un temps où l’on croyait aux fées, aux gobelins, aux elfes et aux figures mythiques. C’est à cette époque que l’on parle de Morgana[1]. Fée Morgana[2], qui a fait des nombreux voyages, passant par la mer Méditerranée. Très célèbre dans les romans de chevalerie, sœur d’Artus et élève de l’Enchanteur Merlin, lequel aimait la fée Viviane.

 

Et il avait aussi une forêt, la forêt de Paimpont, également connue sous le nom de forêt de Brocéliande. Si auparavant, la forêt de Brocéliande gardait le berceau de mythes, elle abrite de nos jours un laboratoire pour étudier le comportement des animaux, et les dialectes des étourneaux. Le laboratoire EthoS[3] a planté une partie de leur station biologique en Bretagne, à Brocéliande, en plus de, Rennes, Caen et Luc-sur-Mer. « L’éthologie peut donc contribuer à éclairer l’évolution humaine et son comportement. Encore faut-il éviter tout anthropomorphisme. L’éthologiste doit donc absolument objectiver les signes du langage non verbal qu’il recueille tout en veillant à distinguer les signaux spécifiques à une espèce animale et ceux qui sont communs aux différents espèces – dont l’homme »[4].

 

«Et pourtant, c’est Paracelse (1493-1541) qui formulera la première lie, dans son Liber de nymphis, le mythe d’Ondine, qui est un esprit des eaux et n’a pas d’âme », selon Laurence Harf-Lancner. L’analyse de Françoise Ferlan[5], sur le mythe d’Ondine : « le thème d’Ondine est l’histoire d’un esprit qui vient, l’espace d’une vie, s’intégrer aux humains pour acquérir une âme grâce à son mariage avec un chevalier. Si celui-ci offense Ondine près des eaux, elle disparaît. Ce livre, analyse les sens du thème à travers les évocations de Paracelse, de Friedrich da la Motte Fouqué, E. T. A. Hoffman, Lortzing… Il confronte aussi Ondine à ses proches parentes : Mélusine, Lorelei, les nixes et les sirènes.  Pour F. Ferlan, le thème d’Ondine est le point de rencontre de plusieurs obsessions essentielles : la femme et le nécessaire mystère autour d’elle ; le couple insolite confronté à la société et à ses interdits ; la force de l’eau seulement saisissable à travers des incarnations ; la possession d’une âme, liée à la souffrance et à la présence d’une conscience morale. Finalement, en dépit de son manque réel de densité, Ondine, petit être fragile et fantasque a cet inestimable pouvoir de nous faire rêver ».

 

La mythologie celtique raconte que Fata Morgana pouvait commander les vents ou les vagues et prédire l'avenir. La tradition populaire a donné son nom à un mirage qui se produit principalement dans le détroit de Messine, entre l'Italie et la Sicile. Le phénomène se produit en début de journée, lorsqu'un calme total règne. Ce mirage fait apparaître à l'horizon, entre l'eau et les rives, des formes imaginaires que l'on décrit, palais de cristal, châteaux, temples ... On l'observe aussi bien sur terre qu'en mer, entre les deux rives, sous conditions climatiques très particulières ; très rare, et peu de gens ont l'occasion de le contempler, et encore moins de le photographier.

 

Pour observer le phénomène Fata Morgana, il faut se rendre dans le détroit de Messine, entre la Sicile et l'Italie, l'un des rares endroits au monde où les conditions climatiques sont réunies. Parce qu'il y a beaucoup de chronologies et toutes sont imparfaites. Le temps... Ces événements en eux-mêmes laissent des traces qui peuvent être observées, évaluées et laissées à l'appréciation des niveaux de conscience et de l'archétype à partir duquel ils sont inscrits. Parce qu'il y a beaucoup de chronologies et toutes sont imparfaites. Le temps, les nouvelles données, nous permettront de revenir au temps de la connaissance, mais l'image chronologique continue à utiliser ce destin, reste tel qu'il peut être. Et les vies, l'être-en-soi, résultent de l'étrange mélange de critères, et qui reflètent le développement de l'être en tant qu'acteur social, dans la communauté où il finit par être inséré.

 

En effet, le cadre chronologique vise deux objectifs : constituer des blocs temporaires confortables pour exposer la description ; et d'autre part, délimiter et caractériser les phases présumées du développement du vécu. Bien qu'il soit souhaitable de savoir comment nous pouvons définir ces phases, nous devons prendre en compte que de nouveaux avènements, événements et phases changent et nous permettent d'assumer le développement du vécu.

 

Bien qu'il soit souhaitable de savoir comment nommer ces phases, nous devons garder à l'esprit que ces événements laissent en eux-mêmes des traces pouvant être observées, évaluées et laissées à l'appréciation des niveaux de conscience et de l'archétype à partir desquels ils s'inscrivent. Bien qu'il existe de nombreuses chronologies, nous pouvons réaffirmer que toutes ont une trace d'imperfection. Le temps, les nouvelles données, nous permettront de revenir dans le temps de la connaissance. Et le cadre chronologique qui continue de servir ce destin, continue comme il peut être. Et les vies, l'être-en-soi, résultent de l'étrange mélange des critères mentionnés ci-dessus, qui reflètent le développement de l'être en tant qu'acteur social dans la communauté où il vient d'entrer.

 

Michel Maffesoli[6] relate l’importance d’intégrer des paramètres comme l’imaginaire, le ludique, l’onirique ce qui peuvent être synonyme d’un hyperrationnalisme. Parce qu’il y a une cohérence entre les divers éléments et une espèce de fil rouge qui cout le quotidien et le montre. Et c’est à partir de cette observation, que nous pouvons comprendre le fait d’une image inexistante, transpercé par l’image qui permet de voir l’autre bord de l’élément aquatique, cet extraordinaire reflet, visible entre la Sicile et l’Italie. Parce que, reconnaître le non logique ne renvoie pas à un quelconque irrationalisme.

 

Louis Charles Prat[7], La quête du Graal… raconte sur la Forêt de Brocéliande, la légende du Roi Arthur, et des Chevaliers de la Table Ronde, et aussi les Galois et ses fêtes. Et suggère la rencontre avec Morgane, Viviane, Merlin et le Roi Arthur. Et c’est dans cette publication que j’ai appris : Brocéliande, est connu comme une forêt de symboles qu'ont appris à épeler un grand nombre d'initiés à nos langues et à notre civilisation. C’est à partir de là l’information que les personnages et les légendes de la quête du Graal ne sont pas uniquement celtiques et qu’il est possible de retrouver faits identiques dans l’Occitanie des cathares, dans l’Autriche et la Bavière de ces Minnesinger que furent Wolfram von Eschenbach et Walter von der Vogelweide. Les mêmes personnages et les mêmes légendes se retrouvent aussi, avec quelques modifications, dans l’Inde brahmanique et dans l’Iran avestique.

 

Prat observe encore que seulement les spécialistes on pris connaissance à partir de 1932, et que l’information n’était pas encore passé dans le public, que les Druides et les Brahmanes étaient les prêtres d’une même et unique religion. Il relate aussi que cette tradition remonte à plus de 6000 ans ; que, chez nos ancêtres, la religion était affaire de spécialistes qui se réunissaient dans des Temples-forêts pour pratiquer leur culte par groupe de 40 à 50 membres, à l’abri du regard des profanes. Comme le dit Zarathoustra, ils se réunissaient à midi et se séparaient à minuit après des agapes fraternelles. Ils y pratiquaient la célébration de la Grande Déesse, Devi-Mahatmyâ, qui était, dans leurs prières, tout Sagesse, Force et Beauté (surbrillance de l’auteur).

 

Dans le chapitre Le magma poétique du Kaïros et le métissage de l’écriture de soi, Orazio Maria Valastro observait : « Il faut se former par ces temps, une multiplicité de rythmes et de temps co-présents au niveau sociétal et à l’échelle des institutions, et il faut former par soi-même ces temps, raconter son histoire, intervenir sur sa propre rythmique existentielle recomposant l’interdépendance des rythmes biologiques et psychologiques, socio-anthropologiques et cosmiques, au fondement de la formation d’une histoire… »[8]. Ainsi, dans les relations humaines, nous savons que lorsque l'amour s'installe, et que deux se résolvent à être ensemble, la solution consiste à transformer l'espace commun d'une maison en un foyer. Cet être-ensemble c’est-ce qui consolidera la relation. Ce n'est pas le seul, mais c'est le principe de la coexistence entre les acteurs sociaux. Ce qui va arriver ensuite fera partie des histoires de vie de chacun. Dans les croyances, vivre quelque chose que l’on pense être une religion, une secte, une philosophie de la vie est l’intégration et la volonté de participer activement qui transforment un début d’espoir en un véritable lieu de culte.mL'idée du mystique, la recherche de la paix intérieure, la recherche d'une intégration qui correspondent aux questions de ce qu'il y a de bon à vivre, est parfois l'œuvre de toute une vie. Ainsi que notre relation à l'espace naturel, telle que nous l'interprétons, telle que nous le vivons.

 

Quel est la place et le rôle qu’un paysage, un espace d’une beauté unique a pour nous ? Qu'est-ce qui nous rend totalement séduit par la beauté du détroit de Messine ? Le critère essentiel est qu'il doit y avoir un calme absolu. Un silence que seule la mer nous rend. Peut-être parce que l’immensité, est d'une beauté absolue, que ce mirage fait apparaître dans l’horizon, entre l’eau et les rives, des formes imaginaires que l’on décrit, palais de cristal, châteaux, jardins sublimes, temples. Et on l’observe aussi bien sur terre qu’en mer, entre les deux rives. Et sous conditions climatiques très particulières ; ce phénomène est considéré très rare, et peut des personnes ont eu l’occasion de le contempler, et encore moins, de le photographier.

 

Gilbert Durand[9] citant Gaston Bachelard « il a bien souligné l’importance vitale pour la conscience de la lecture poétique. La lecture, c’est-à-dire l’amorce de la poétique de l’âme à partir des signes écrits, est incomparablement plus dynamique pour la psyché que la passive contemplation d’images préfabriquées par la photographie, le cinéma ou la télévision ». Et il continue, clarifiant son assertive : « ces images sont un style possible d’être, et elles doivent venir se ranger dans les catégories de l’imaginaire. Ainsi l’âme reprend la maîtrise de son destin face à la vanité du monde qui passe. … Et ceci constitue la révolution de notre temps … le « polythéisme » des valeurs et des cheminements de la destinée».

 

Dans les mythes sur les fées, il y a aussi une référence à Mélusine, celle que Jean Pierre Tusseau[10], se réfère comme « une fée du terroir », peut-être un être mythique… ou non. Dans son livre, la Fée Mélusine a incarné le rôle d’une « femme merveilleuse, divine, elle est la seule à partager en tant qu’épouse, la vie quotidienne d’un chevalier humain, se révélant reine avisée, épouse aimante et mère attentive». A la page 9 il décrit ainsi : « La version que nous proposent les textes de la fin du XIVe siècle rattache la légende à l’histoire de la famille Lusignan et la met à son service en lui donnant une ancêtre prestigieuse et surnaturelle. Ainsi, les terres conquises par les fils de Mélusine et de Raymondin correspondent à des fiefs qui ont réellement été administrés par la famille de Lusignan…».Mélusine, femme dynamique et entreprenante que l’on pourrait qualifier de « femme d’affaires », n’est, en fait, guère exigeante avec Raymondin en échange de tout ce qu’elle lui apporte : elle ne lui demande que la préservation d’un espace de liberté personnelle, la reconnaissance d’une part d’intimité, représente la journée du samedi.

 

Laurence Harf Lancer résume ainsi : « Mélusine, un être surnaturel, tombe amoureux d’un être humain, le suit dans le monde des mortels et l’épouse, à condition de respecter certaines interdictions. Avec la transgression de l’alliance, l’être surnaturel retourne dans l’autre monde, laissant progéniture ». D’après la légende, fée, épouse du comte Raymondin. Tous les samedis ses jambes se transformait en queue de serpent. Son mari, ayant surpris cette particularité qu’elle voulait tenir secrète, elle s’enfuit. Chaque fois qu’un malheur menaçait un membre de la famille Lusignan, elle apparaissait sur la tour du château de Lusignan et poussait des cris stridents (d’où l’expression : cris de Mélusine)[11].

 

Serait-il possible d’exister dans ces deux états au même temps ? Un corps moitié humain, moitié être mythique, c’est ici la fascination des contes et des récits. Un imaginaire sans limite. Être presque hors du temps, incorporel, diaphane, et porteur d’une mutation physique dans le corps ? Peut-être nous pourrions parler ici des corps mythiques, et aussi des prothèses que la science de notre temps, ajoute aux corps mutilées, soit-il par la guerre, par un désastre, par une maladie ? Stephen Hawking par exemple ? Le physicien théoricien Stephen William Hawking[12], né le 8 janvier 1942 à Oxford et mort le 14 mars 2018 à Cambridge, est un physicien théoricien et cosmologiste britannique. Théoricien de renommée mondiale, ses livres et ses apparitions publiques ont fait de lui une célébrité (Wikipédia).

 

Françoise Clier-Colombani, à la page 19 dit : « Ainsi le mythe serait la structure profonde du récit. Il assurerait sa cohérence et sa structure. Or, si l’on considère l’iconographie des manuscrits comme un discours parallèle au texte et qui possède sa logique propre, quelle sera la part que les artistes accorderont à l’illustration du mythe et celle qu’ils accorderont aux « expansions romanesques » ? Jacques Le Goff[13] a résumé son travail : Il constate, sur l’histoire de Mélusine, que l’épisode central de l’analyse à partir des images, était le bain de Mélusine et son envol.  Partant de ces données, nous avons leurs trois conclusions importantes. Ce sont : 1, que les images ne sont pas de simples illustrations du texte parce qu’elles ont leur autonomie et constituent un ensemble iconographique relativement détaché du texte. 2, Il y a une évolution chronologique dans cette iconographie. Au premier moment la série est « plus emblématique, plus mythique et plus violente ». Ici, ce qui a de l’importance est le noyau da la narrative (narration) et la violation de l’interdit par Raymondin, l’époux de Mélusine.  Dans la seconde série, c’est l’élément narratif, qui est dans le temps et non plus hors du temps. Le Goff renforce l’importance des idées de Georges Dumézil, qui passe du mythe au roman. 3, La troisième conclusion, la violation du tabou, (le noyau mythique originel), montre que l’iconographie tend à conserver le plus possible le mythe, parce qu’il va mieux cerner l’origine.

 

Dans la tradition médiévale, dans le chapitre sue les être mythique, page 694[14], nous trouvons des informations que nous aident à comprendre quelque peu notre Mélusine. Pour les alchimistes, la sirène était Mélusine, la créature aquatique qui est une variante du serpent mercuriel incarnant l’esprit de l’inconscient. Elle aurait séduit Belzébuth, le poussant à pratiquer la sorcellerie, et descendait de la baleine qui avait avalé Jonas, l’associant avec l’inconscient en tant que « ventre des mystères » et avec l’innocence du Paradis (SP2 § 221). Dans l’imaginaire alchimique, Mélusine « vit dans le sang », suggérant qu’elle trouve une réalité dans la substance intérieure d’un homme et que, l’appelant depuis les profondeurs, elle aspire à une âme et à la rédemption ; la substance de l’âme inconsciente voulant être humanisé en étant rendue consciente. Mais la sirène est toujours insaisissable. […] « La nature duale de la sirène, à la fois sentimentale et à sang froid, est un reflet de la proximité et de la distance, do contact et de la séparation que nous vivons par rapport aux choses du monde du psychisme. On peut la rencontrer, établir un rapport avec elle, même la transformer. Toutefois, en tant qu’incarnation de l’inconscient, elle exerce en elle-même une fascination extraordinaire. Le danger réside dans le fait de se perdre dans ses propres désirs ». Le désir majeur de Mélusine c’était devenir une vraie femme, et non un être demi-femme, demi-fée. Et elle n’a pas réussi. Non pas par sa faute, mais en raison d’une jalousie sans mesure. Il existait un interdit. Son mari l’a rompu. Il a brisé la confiance. Et en ce moment, le moyen familial et humain, travers lequel Mélusine pourrait attente son objectif, s’est brisé quand Ragondin rompre sa promesse.

 

Zygmunt Bauman[15] nous dit que les relations en général sont fondées sur la fragilité des liens humains. Les sentiments glissent et fragilisent ces liens : les relations affectives se sont transformées radicalement, et au quotidien nous ne savons plus comment nommer ces être ensemble comment ces « transformations silencieuses » affectent-elles la vie de chacun de nous ? Dans le Moyen Âge, « le scénario mélusien », « dont le pacte repose sur la fidélité du héros, où l’union d’un mortel et d’un être surnaturel liée à un interdit dont la transgression entraîne la disparition de la fée, parce que », selon Françoise Ferlan[16], qui a analysé le mythe d’Ondine, rapporte que : Les esprits élémentaires n’ont pas d’âme, et cherchent à en acquérir une en épousant un humain. Mélusine ne pourrait pas réaliser son rêve de « vivre et mourir comme femme naturelle ».

 

L’art d’oublier[17]

 

« Traverser demande toujours du courage…

Un pont, une porte, un autre monde, une nouvelle décision, tout c’est presque pareil…

 

Aller de l’autre côté, avec ou sans se détacher.

Où est le secret ?

Traverser le pont,

Croiser une porte,

Repenser sa vie,

Redresser son esprit.

 

Pour avoir une réponse.

Soit-elle bonne ou inutile.

Des mots au vent,

Ou pour aller direct au cœur ?

 

Les mots qui blessent,

D’autres qu’aident.

Dites-moi, où se trouve la limite d’un pont ?

D’une porte, d’un autre monde, d’une décision ? »

 

Bibliographie

 

Zygmunt Bauman. L’amour liquide. De la fragilité des liens entre les hommes. Pluriel. Hachette Littératures. 2008.

Pierre Brunel. Organisation. Dictionnaire des mythes littéraires. Editora UnB – José Olympio Editora, Rio de Janeiro, 1998. En langue portugaise. Entrée Mélusine. P. 627. Par Laurence Harf Lancer.

Françoise Clier-Colombani. La fée Mélusine au Moyen Âge. Images, mythes et symboles. Préface de Jacques Le Goff. Éditions Le Léopard d’Or. Paris, 1991.

Arthur Demarest. Les Mayas. Grandeur et chute d’une civilisation. Éditions Taillandier 2, Paris, 2007.

Gilbert Durand. La foi du cordonnier. 1984. Denoël. Paris.

François Jullien, De l'écart à l'inouï. Carnets. Éditions de L’Herne. P. 49. Paris, 2019.

Laurence Harf Lancer. Entrée Mélusine. Voir Pierre Brunel. P. 627.

Michel Maffesoli. Le mystère de la conjonction. Éd. Fata Morgana, extrait de l’originale conçu par Georges Monti à Cognac. 31 décembre 1997.

José Américo Motta Pessanha. Santo Agostinho. Vida e obra. Editora Nova Cultural Ltda. 4° Edição. São Paulo. 1987.

Louis Charles Prat. La quête du Graal en forêt de Brocéliande, avec l’enchanteur Merlin et la fée Viviane le roi Arthur et sa sœur Morgane sous la protection du Grand Archi-Druide de L’Univers. Illustrations de Jean Marion. Lacour Éditeur. 2000. Nîmes.

Quillet. Dictionnaire Encyclopédique. Paris, 1934. 6 volumes.

Jean-Pierre Tusseau. Le roman de Mélusine. Transcrit en français moderne et abrégé. Classiques abrégés. L’école des loisirs. 2004. Paris.

Orazio Maria Valastro. Écritures sociologiques d’ailleurs. Les Éditions du Net, Paris, 2013.

 

Notes

 

[1] Morgane (La fée), fée célèbre dans les romans de chevalerie, sœur d’Artus et élève de l’enchanteur Merlin. Page 3043, Quillet, vol. L – O. Dictionnaire Encyclopédique. Paris.1934.

[2] Morgane (La Fée) – ETYM. Du brittonique Morigena « né de la mer » ou du gallois mawr « grand » et can « brillant ». Personnage fabuleux du cycle breton qui apparaît dans les chansons de Merlin et de Ogier le Danois comme une fée bienveillante et guérisseuse. Page 1560, Le Petit Robert des noms propres. Édition 2015.

[3] Laboratoire EthoS, UMR 6552, Ethologie animale et humaine.

[4] Martine Hausberger, ancienne directrice du laboratoire, et Alban Lemasson, qui l’a remplacée à ce poste aujourd’hui. In Sciences Humaines. Mensuel n. 313, avril 2019, pp. 8-9.

[5] Françoise Ferlan. Le thème d’Ondine dans la littérature et l’opéra allemands au XIXe siècle. Publications Universitaires Européennes. www.peterlang.com.

[6] Michel Maffesoli, Le mystère de la conjonction. Éd. Fata Morgana, extrait de l’originale conçu par Georges Monti à Cognac. 31 décembre 1997. P. 132. Relate... « L’importance d’intégrer... ».

[7] Sur Louis Charles Prat, qui a été professeur d’études indo-européennes à l’université de Rennes 2 Haute Bretagne. Agrégé de grammaire et Docteur d’État en linguistique comparée, diplômé d’Études indiennes, option védique, il a appris à traduire et à commenter les Veda, textes sacrés de l’Inde. – Voir dans la dernier couverture, texte intitulé : « Sol parvit ‘le soleil est apparu’ » … Iran avestique De Avesta – Recueil des textes sacrées de la religion mazdéenne (Iran antique) écrit en langue avestique ou zend. Voir note complète : Avesta. n. m. pp. 174-175. Le Petit Robert des noms propres. Édition 2015.

[8] Orazio Maria Valastro. Écritures sociologiques d’ailleurs. Les Éditions du Net, Paris, 2013, p. 132.

[9] Gilbert Durand. La foi du cordonnier. 1984. Denoël. Paris. Page 48.

[10] Jean-Pierre Tusseau, dans la note de bas de page fait référence à Mélusine. L’auteur se réfère à Morgane, et à d’autres actions en réponse à une trahison, comme Viviane, qui s’occupe seule de Lancelot, en tant que mère solitaire. 

[11] Page 2885, Quillet. Dictionnaire Encyclopédique. Paris, 1934. 6 volumes., vol. L – O.

[12] Une merveilleuse histoire du temps, d'après la biographie de Stephen Hawking. Vidéos. Bande annonce www.actualitte.com. Par Antoine Oury - 11.12.2017 - Une merveilleuse histoire du temps. Film - Stephen Hawking film - Jane Wilde Hawking livre.

[13] Jacques Le Goff. « Préface », p. 5. In Françoise Clier-Colombani. La fée Mélusine au Moyen Âge. Images, mythes et symboles. Préface de Jacques Le Goff. Éditions Le Léopard d’Or. Paris, 1991.

[14] Ronnemberg & Martin. Le livre des Symboles. Réflexions sur des images archétypales. 2011. Taschen GmbH Köln. 2011. Page 694. Sirène (tradition médiévale).

[15] Zygmunt Bauman. L’amour liquide. De la fragilité des liens entre les hommes. Pluriel. Hachette Littératures. 2008.

[16] Françoise Ferlan. Le thème d’Ondine dans la littérature et l’opéra allemands au XIXe siècle. Publications Universitaires Européennes. www.peterlang.com.

[17] Poème du 23 novembre 2014. Ana Maria Peçanha.

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